[Stéréotypes] Avalon Corp

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Modérateurs : Maximar44, Kalidon, Moderateurs

[Stéréotypes] Avalon Corp

Message par Akaliel » Sam Déc 13, 2014 12:39

Ci-dessous un copier-coller du message d'Orane; j'invite mes joueurs à écrire la suite ici si cela les tentent.
Bonne parties et à bientôt.



Comme promis, voici mon compte-rendu de la partie de notre début de cette future campagne shadowrunienne que j'ai appelé (parce qu'il fallait donner un nom à mon dossier^^) "Avalon Corp.". Bon, c'est super long, j'avoue, j'ai été dans le détail^^ C'est pour ça que j'ai fait une version courte et une version longue :p
Je vous mets aussi fiches de perso. Sur celle de Lance, il y a un peu plus de détails sur l'univers, des choses que je n'ai pas dites dans le compte rendu =)

Fiches :
Aiden 01 Aiden 02 Aiden 03
Lance 01 Lance 02 Lance 03
Ethel
Ridley
Clock

Avalon Corp.

Date : 10/11/14
Durée : ~7h (de minuit à 7h du matin ? x) )
Univers : Fantastique-futuriste inspiré de Shadowrun ; Amérique du Sud ; XXIIIe siècle.
Joueurs :
- Clément (Lance, sniper)
- Émilie (Ethel FINNEGANS, assassin furtif)
- Xavier (Ridley, combattant)
- Orane (Aiden DANIEL, mage)

Description des personnages :
- Lance est un sniper qui a été entrainé depuis son plus jeune âge à cette tâche, et qui a reçu des implants au niveau de ses yeux, améliorant sa vision, et des implants lui permettant de ralentir son rythme cardiaque pour être le plus précis possible.
- Ethel est une jeune femme rousse, qui a reçu des implants lui permettant d’accélérer de façon non négligeable sa vitesse, comprenant des lames (notamment dans ses bras) faisant d’elle un assassin hors pair.
- Ridley est un homme solide, amélioré lui aussi par des implants qui augmentent sa puissance et sa résistance, ce qui fait de lui un très bon combattant. Il a aussi des implants oculaires (détection), et un tazer de paume.
- Aiden est un humain, qui possède, de par ses origines démoniaques, des cornes de bélier qui s’enroulent autour de sa tête, et qui est capable de manipuler la gravité.

La version courte
Les PJ doivent récupérer un artefact Maya en Amérique du Sud, puisque le précédent agent envoyé par leur corporation, Jérémy Darlington, n’est jamais revenu. Descendant dans l’hôtel de Darlington, les PJ se rendent compte que sa chambre a été saccagée. Ils rendent un service au tenancier de l’hôtel, qui leur dit en échange que le responsable est Michel Lorrenz, un membre d’une mafia locale. Après avoir capturé Lorrenz, les PJ le torturent, mais il refuse de parler, il a peur pour sa femme et sa fille. Les PJ réussissent à capturer ses dernières, et Lorrenz veut bien parler : cet artefact appartiendra à une secte maya, les Mosorïs. Lorrenz finira par leur claquer entre les doigts, et les PJ vont rechercher des infos sur cette secte. Finalement, ils entrent en contact avec Polito, le contact avec les Maya de Jérémy, qui les conduits jusqu’au village des Mosorïs. Les PJ poursuivent seuls vers le lieu du culte, ils découvrent que les Mosorïs sacrifient des vierges pour amener le changement de saison, grâce à l’artefact. Une fois les Mosorïs partis, deux dieux sont apparus près de l’artefact. Après leur avoir poliment demandé s’ils pouvaient prendre ce dernier, et après avoir reçu une réponse négative, les PJ se disent qu’ils vaut mieux le laisser là, et abandonnent leur mission :) .

La version longue

La mission
La Corporation pour laquelle travaille Aiden, dont le siège est à Dallas, malgré son slogan qui annonce de façon bienveillante « Nous travaillons pour votre avenir ! », recherche en fait à s’approprier des reliques, des espèces rares, des artefacts puissants, et pratique l’alchimie, en lien avec de puissantes écoles de magiciens. Elle avait envoyé un de ses agents, le mage catholique Jérémy Darlington, en Amérique du Sud, à Neo-Rio, à la recherche d’un artefact puissant pouvant influencer la météo, et celui-ci n’a plus donné de nouvelles depuis un certain temps. La Corporation a donc demandé à Aiden de recruter une équipe et de s’en aller chercher l’artefact, et de si possible retrouver Darlington.
Aiden s’en est allé recruter des hommes de confiance, dont il connaissait la valeur, qui, comme lui, ne s’embarrassent pas vraiment de scrupules, et qui sont, vous vous en doutez, Lance, Ethel et Ridley.

Neo-Rio est une ville qui s’est créée sur le bord de l’Amazone, ex-nihilo, après la destruction de Rio de Janeiro. Elle est composée d’un centre très riche, d’où dépassent de hautes tours, et de quartiers plus pauvres qui s’étalent tout autour, jusqu’à la forêt Amazonienne à l’ouest et l’Amazone au sud-ouest. On sait que sortent régulièrement de l’Amazone des créatures mutantes bipèdes ayant des gènes de piranhas qui s’en prennent aux habitants des quartiers les plus pauvres qui ne peuvent aller ailleurs (heureusement pour eux, elles ne peuvent rester que très peu de temps hors de l’eau).

La Corporation a donné à Aiden le nom de deux contacts qui pourront peut-être l’aider :
- Polito, le contact de Jérémy sur le terrain, un mage catholique.
- Ronaldo, le tenancier de l’hôtel de Jérémy, un elfe.

Le signal GPS de Jérémy montre qu’il se serait rendu à l‘ouest, dans la forêt amazonienne, puis serait revenu à Neo-Rio, avant de repartir vers le village, et puis de poursuivre dans la forêt, où sa trace s’arrête.

Échange de bons procédés
Arrivés à Rio, le groupe décide de descendre à l’hôtel de Jérémy. Situé en plein centre-ville, c’est un hôtel de grand standing, ce qui correspond plutôt aux habitudes d’Aiden. Il réserve une chambre pour lui, et une pour ses compagnons, aux frais de la Corporation, et demande à s’entretenir avec Polito. Ce dernier les reçoit, et leur fournit un rapport que Jérémy avait laissé pour eux.

Ce rapport, qui commence le 16 septembre (il y a une quinzaine de jours), décrit de façon synthétique les actions de Jérémy :
- Au bout de trois jours à Neo-Rio, Jérémy a demandé à Polito de le conduire au village indien, mais il n’y trouve pas de trace de magie. Il va donc « renégocier » avec Polito, qui lui indique, cette fois, le lieu d’un « village-caché ».
- Deux jours après, il est parti vers cet autre village, et ses notes s’arrêtent là.
Le rapport contient aussi l’adresse d’une planque, et l’adresse de Polito.
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Après avoir lu le rapport, le groupe se tourne à nouveau vers Ronaldo, et ce dernier, persuadé par les arguments financiers d’Aiden, leur laisse l’accès à la chambre de Darlington.

Quand le groupe y entre, ils trouvent une chambre dévastée : les meubles ont été renversés, les lieux fouillés, et ils découvrent un dossier de Darlington, auquel il manque des pages. Ce dossier décrit notamment l’artefact : il s’agit d’une sorte de sculpture formée d’une lance autour de laquelle s’enroule un serpent à plume ailé (Quetzalcóatl), surmontant un bol percé, sur un socle carré gravé de motifs évoquant les saisons. Cet artefact serait au cœur d’un rite maya, sur lequel il n’y a pas de détails.
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Darlington s’est aussi inquiété des dangers de la forêt, en évoquant les cultes, les quetzals, les créature-mutantes, surtout dans le fleuve, et les villages d’hommes-bêtes qui peupleraient la forêt.
Il a aussi inséré à l’intérieur du dossier un plan d’accès à sa planque (en latin).

Il parait étrange que dans un hôtel comme celui-ci, une chambre puisse être à ce point saccagée : les PJ vont donc aller confronter Ronaldo. Celui-ci, s’il fait mine un instant de ne rien savoir, en disant que depuis le temps, les vidéos des scènes ont été effacées, finit par, contre une modique somme, leur avouer qu’il a laissé entrer le cambrioleur. Cependant, il ne veut pas en dire plus, car il craint le « cambrioleur » en question (ou celui qui l’a envoyé). Il accepte finalement de révéler son identité, si un « petit service » lui est rendu en échange : il voudrait discréditer un hôtel concurrent, en prouvant à la police qu’il trempe dans quelque chose de louche, et ceci sous 48h (de gros clients arrivent bientôt, et il voudrait qu’ils descendent dans son propre hôtel). Il nous donne le nom d’un de ses contacts dans l’hôtel, un certain Joseph « Mammouth ».

Pendant qu’Aiden et Ethel s’en vont prendre une chambre dans ce fameux hôtel, qui est encore d’un plus haut standing que celui de Darlington, tout en se plaignant de la tenue des chambres dans l’hôtel où ils étaient avant, Lance et Ridley s’en vont trouver le fameux Joseph.
En le voyant, ils comprennent le pourquoi du surnom : Joseph est un troll. Et il est d’ailleurs visiblement en train de vendre des armes (les caisses d’oranges paraissent bien lourdes…). Puisqu’ils viennent de la part de Ronaldo, Mammouth les fait entrer à l’intérieur de sa camionnette, et leur explique qu’une transaction va avoir lieu dans peu de temps à l’hôtel. Cependant, la conversation est assez houleuse, et à la fin, Mammouth chasse ses interlocuteurs en disant qu’il ne veut plus les revoir, et qu’il ne veut plus entendre parler de Ronaldo.

La nuit arrive, et le moment de la transaction. Équipés de matériel d’enregistrement, les PJ ont préparé leur plan : Lance surveille la situation de l’extérieur, d’un point de vue de sniper. Ridley est aussi à l’extérieur, et se prépare à intervenir en cas de danger. À l’intérieur de l’hôtel, Ethel et Aiden trainent au bar.
Vers trois heures, une camionnette s’approche en effet de l’hôtel, comme prévu. Cependant, elle rentre dans un hangar, et Lance comme Ridley ne peuvent rien voir de ce qu’il se passe.
Ethel décide donc de passer à l’action par l’intérieur. Elle se faufile discrètement dans le hangar, sans se faire repérer. Aiden, lui, prétexte essayer de séduire une femme de ménage qui passait dans le couloir à ce moment-là pour rester dans le coin et intervenir en cas de problème (d’ailleurs, elle est entièrement sous son charme^^). Mais toutes ces précautions sont inutiles, puisqu’Ethel fait preuve d’une discrétion sans faille, et réussit à filmer le trafic en entier, obtenant des preuves compromettantes, et à ressortir sans se faire repérer.

Après avoir pu se reposer pour le reste de la nuit, le groupe s’en va trouver Ronaldo au matin. Celui-ci, sans un merci, leur dit d’aller déposer la vidéo à la police, ce que vont faire Lance et Ridley (Aiden, avec ses cornes, est trop repérable). Ils glissent un billet à l’officier qui les accueille pour parler au commissaire. Ce dernier est assez méfiant au départ, mais en voyant la vidéo, les remercie, et ne cherche pas vraiment à savoir d’où ils ont eu cela.

À la poursuite du « cambrioleur »
Retour à l’hôtel, et à Ronaldo. Celui-ci les informe que l’homme qui a fouillé la chambre de Darlington est un certain Michel Lorrenz, qui travaille pour l’un des parrains de la mafia locale. Ronaldo leur dit que Lorrenz, dans les conditions appropriées (^^), parlerait plutôt vite. De plus, depuis quelques temps, il est en perte de vitesse au sein de l’organisation. Il habite un penthouse dans un grand immeuble du centre-ville.

Aiden (toujours avec les fonds de la Corporation), loue un appartement dans cet immeuble. Lance parvient à trouver, peu de temps après, un point de vue, d’un immeuble voisin, sur l’appartement de Lorrenz. Il découvre que celui-ci a une femme, une fille et un chien.
Après être montés jusqu’à l’appartement de Lorrenz, les PJ se rendent compte qu’un vigile se trouve devant l’appartement, et que le couloir est surveillé par une caméra de sécurité. Il semblerait aussi que Lorrenz ait un ascenseur particulier qui va du parking à ce couloir directement.
Aussitôt, ils décident de passer à l’action.

Lance va se poster au point qu’il avait repéré plus tôt, avec une bonne vue sur l’appartement de Lorrenz. Les trois autres descendent au parking, se doutant que Lorrenz va arriver bientôt. En bas, il y a un autre vigile, avec une autre caméra de sécurité. Quand en effet, une berline noire arrive, ils coupent l’électricité pour neutraliser les caméras, et Ethel élimine discrètement et rapidement le vigile.
Trois hommes sortent de la voiture. Des hommes de main visiblement. Ridley est embusqué dans un coin sombre, Ethel aussi est invisible. Les mains en l’air, Aiden s’approche des hommes, en disant vouloir montrer quelque chose à Lorrenz. L’un des hommes lui crie de s’arrêter, mais il continue ; l’homme tire. La balle frôle la jambe d’Aiden, qui s’arrête, et lance un bout de papier en direction de la voiture. L’homme ramasse la photographie, et la passe à son patron, qui est dans la voiture : il y voit sa femme et sa fille, dans le viseur d’un sniper. C’est alors un petit bonhomme pâle, rondouillard, assez âgé, qui sort de la voiture.
« Qu’est-ce que vous voulez ? lance Lorrenz.
- Votre femme et votre fille ne risquent rien si vous me parlez de Jérémy Darlington. »
La conversation est assez tendue, et Lorrenz à l’air sur le point de parler, mais il est terrifié des représailles que pourraient subir sa femme et sa fille s’il le faisait. Finalement, les hommes de mains décident d’agir d’eux-mêmes.
Un des hommes tire sur Aiden, et l’un de ses compagnons l’imite : Aiden est au sol. Ethel et Ridley entrent alors en jeu. De son couvert, Ridley arrose les trois hommes, tandis que Ethel lance deux lames d’affilé, touchant l’un des gardes. Ceux-ci répliquent, et réussissent à toucher Ridley au bras.
De son couvert, Lance tire sur la femme de Lorrenz, pour lui montrer qu’ils ne rigolent pas, mais il rate. Rapidement, elle va se mettre à couvert, hors de vue du sniper.
Dans le parking, le combat est bien engagé, et le chauffeur de Lorrenz cherche à les faire sortir de là, quand Aiden utilise ses pouvoirs pour retourner la voiture. Se rendant compte qu’il a face à lui un mage pas encore totalement hors d’état de nuire, l’un des hommes de main lui tire dessus, réglant de ce fait le problème ; mais le mal est fait, la voiture ne bougera plus. Tandis que Lance se précipite pour les rejoindre dans le parking, Ethel et Ridley achèvent les hommes encore debout (et Aiden se prend une balle perdue de Ridley, ce qu’il ne saura jamais^^).

Ethel et Ridley vont alors extraire Lorrenz, inconscient, de sa voiture, et prodiguer les premiers soins à Aiden en attendant l’ambulance (la Corporation a des liens avec des hôpitaux partout dans le monde, ce qui est bien pratique). Les ambulanciers, en arrivant dans le parking, devant les différents corps étalés, se contenteront de demander sans sourcilier lequel ils doivent prendre en charge, avant de s’en aller avec Aiden et Ridley. Lance et Ethel, eux, décident d’emmener Lorrenz à la planque de Darlington.

Phalanges et trous noirs
La planque de Darlington est une masure en périphérie de la ville, et avec le plan et l’adresse Ethel et Lance n’eurent pas de mal à la trouver. En pénétrant dans à l’intérieur, ils découvrirent qu’elle était composée d’une pièce unique, plutôt en désordre, et qu’une échelle permettait de descendre dans ce qui avait l’air d’être une cave aménagée en salle de torture. Ils décidèrent d’y placer Lorrenz, attaché sur une chaise, entre quelques taches de sang du plus bel effet.
Ce fut un Lorrenz terrifié qui se réveilla dans cette ambiance glauque au possible. Lance lui laissa entendre rapidement qu’ils pouvaient lui faire très mal s’il ne répondait pas à leurs questions : d’où il connaissait Jérémy Darlington ? Pourquoi avoir fouillé sa chambre ? Qu’avait-il fait des pages manquantes du dossier ?
Les questions avaient dû être un peu trop pressantes, parce que, même si les menaces n’étaient encore que virtuelles, le pauvre Lorrenz fit à ce moment-là un arrêt cardiaque [ahah x)], au grand dam de Lance et Ridley qui entreprirent alors de le ranimer. Finalement, quand il revint à lui, ils se décidèrent à lui offrir un verre d’eau (oui, oui, ils sont très généreux, et puis on avait encore besoin de lui…).

Pendant ce temps-là, Ridley s’était fait soigner son bras, et Aiden terminait doucement de se remettre [on est au XXIIIe siècle, plus personne ne meurt de 4 balles dans le corps^^]. Comme toujours, ils payèrent sans rechigner les frais, avec les fonds de la Corporation, et se rendirent à la planque, retrouver leurs compagnons.

Ce fut donc au tour d’Aiden d’interroger le pauvre Michel. Assez rapidement, lui et Lance décidèrent de se lancer dans des questions un peu plus musclée. Ils s’en prirent avec délicatesse aux phalanges de leur captif, toujours avec les mêmes questions, mais au bout de quelques doigts, ils comprirent que ça ne servait à rien : Lorrenz était terrifié par ce qu’ils pourraient faire à sa femme et à sa fille, beaucoup plus que par tout ce qu’on aurait pu lui faire à lui. Même s’il avait les phalanges en bouillie, il ne parlerait pas : visiblement, ils (qui, « ils », exactement ?) pouvaient faire bien pis à sa famille que de les tuer.

Radoucis par l’attachement de Lorrenz à sa femme et à sa fille (oui oui, bien sûr^^), le groupe décide d’aller chercher ces dernières, et promettent à leur prisonnier de les extraire du pays en suite, pour qu’il puisse tout leur raconter. Aussitôt dit, aussitôt fait, pour une fois ils ne tergiversent pas pendant des heures avant de se lancer : ils demandent à Lorrenz de contacter ces dernières, et fixent un point de rendez-vous dans la ville, dans un endroit dégagé où ils seront tranquilles, et où il y a peu de chances d’avoir des victimes collatérales ou des regards curieux.

La place est dégagée, et la famille Lorrenz arrive en berline noire à l’heure prévue ; bien sûr, les donzelles ne sont pas seules, et sont escortées par des hommes de la mafia – il ne faudrait pas qu’elles quittent la protection de la Famille, quand même, ce serait dommage qu’il leur arrive quelque chose !
Les hommes sortent de la voiture, armés, sur leurs gardes. Mais cette fois, Aiden est prêt. Lance, au snipe, élimine proprement le chauffeur, resté dans la voiture. Au même moment, la gravité change, et les hommes, moins lourds que la voiture, chutent de quelques mètres vers le haut, avant d’être impitoyablement détruits par deux mini-trous noirs qui les déchiquètent en bonne et due forme.
Pour une fois, c’était une mission rondement menée, rapidement et sans bavures (autres que les traces de membres sanguinolents sur le capot…), et la femme et la fille de Lorrenz sont rapidement emmenées à la planque.

Arrivées là, elles sont attachées dans la pièce centrale, et Aiden et Lance descendent à la cave informer Michel de la bonne nouvelle : ils ont sa femme et sa fille ! C’est un Michel à demi-mort qu’ils retrouvent : il n’a pas été soigné, n’a rien eu à boire ni à manger pendant les quelques heures qu’a duré la récupération. Même s’ils lui apportent, maladroitement, un peu désolés, de quoi boire, leur prisonnier n’a pas l’air d’aller beaucoup mieux. Incapable de parler, il leur écrit gauchement d’une main tremblante « secte Mosorï » sur un bout de papier. Par contre, pour ce qui est des pages manquantes du dossier de Darlington, Lorrenz ne sait rien : ce n’est pas lui qui les a. Aiden lui demande s’il veut voir sa femme et sa fille, qui sont juste à l’étage au-dessus, mais visiblement il n’a pas envie que sa femme et sa fille le voient dans cet état ; Aiden lui promet qu’on les extradera quand même.

Pendant ce temps, à l’étage, Ridley et Ethel se décident à fouiller la planque, et oh ! miracle, ils découvrent les pages manquantes du dossier ! C’est dommage qu’ils aient torturé Michel pour rien, quand même, mais bon, maintenant que c’est fait… À l’étage en dessous, Michel finit par rendre l’âme.

Le dossier, lui, leur fournit plus d’informations que tout ce que Michel aurait pu leur donner. Des vieilles cartes annotées détaillent des informations sur la secte des Mosorïs, une secte d’origine maya, et sur une magie locale qu’ils pratiqueraient, avec des rites aux solstices, ainsi que des notes sur des invocations de démons. Jérémie Darlington avait formulé plusieurs hypothèses :
- L’artefact serait relié au Quetzal de la région : si c’est vrai, fonctionnerait-il encore en dehors de l’Amazonie ?
- L’objet ne serait sorti qu’aux solstices, et on ne pourrait pas le trouver à d’autres périodes de l’année. D’ailleurs, d’après les dates de son rapport, Darlington aurait disparu le 21 septembre.
Cela n’est pas pour rassurer les envoyés de la Corporation : un Quetzal, c’est comme un dragon, c’est gros, méchant et vicieux, et pas très facile à abattre quand on est que quatre…

Et un petit tour à la BU !
Avec ces infos, il est temps de commencer à faire des recherches. Et visiblement, Aiden n’est pas trop nouvelles technologies, parce qu’il entraine sa petite troupe à la bibliothèque universitaire de Neo-Rio pour en savoir plus. Après avoir un peu fouillé dans les ouvrages en libre-service, et n’avoir rien trouvé d’intéressant, le groupe s’en va chercher un professeur qui soit un tant soit peu spécialisé sur le sujet.
L’universitaire est assez content qu’on l’interroge sur son sujet de recherche, même s’il explique que ça fait longtemps que personne n’a travaillé sur la secte Mosorï, et donc que ses informations ne sont pas forcément à jour.
« Les Mosorïs sont, ou plutôt étaient, un peuple nomade, dont on n’a de traces qu’aux moments des solstices et des équinoxes. Ils semblent protéger un artefact, qui est au cœur de leur culte, et qu’ils utilisent pour leurs rituels quadri-annuels, en l’honneur du Quetzal qui les protège.
Depuis peu de temps – un siècle ? Plus que ça ? –, ils se sont sédentarisés, dans plusieurs villages au cœur de la forêt Amazonienne. On suppose donc qu’il y aurait plusieurs artefacts, l’originel, et des copies pour chaque village.
Ah, et puis aussi, ça vous intéressera peut-être de savoir qu’une grande partie d’entre eux sont des hommes-animaux ; ils ont été particulièrement frappés par une épidémie de fièvre jaune qui les auraient décimés, c’est pour ça qu’on n’a plus entendu parler d’eux récemment. »

Une histoire de néons
Après ces entrefaites, un peu effrayés à l’idée de devoir peut-être chercher le vrai artefact parmi des copies dispersées partout dans la forêt Amazonienne, nos héros décidèrent de rendre enfin une visite à Polito, le contact de Jérémy Darlington sur le terrain, qui, d’après les documents qu’ils avaient, habitait dans un immeuble un peu miteux dans un quartier pauvre de la ville. Cependant, quand ils y arrivèrent, ils furent informés par un concierge rendu aimable par une petite somme d’argent que Polito était absent : il était probablement dans la rue des putes, qui n’était pas loin dans le quartier ; au néon vert, comme à son habitude.

La rue des néons était plutôt animée ; rapidement, en y entrant, on comprenait le code couleur. Ceux qui préféraient des filles à forte poitrine allaient du côté des néons roses, d’autres préféraient les filles des néons bleus… Les néons verts, eux, c’était pour des choses un peu moins conventionnelles. En y entrant, on était accueillis par une sympathique tenancière prête à tout faire pour satisfaire le client ; assez rapidement, cette dernière comprit que le groupe qui venait d’arriver n’étaient pas des clients, mais qu’ils étaient à la recherche d’un de ses habitués, Polito. Pour la première fois depuis leur arrivée à Neo-Rio, les envoyés de la Corporation rencontrèrent quelqu'un qui ne leur demanda pas d’argent en échange d’une information, ce qui fit très plaisir à Aiden ! Il laissa donc une petite somme à son interlocutrice, même si elle les déçu en affirmant que Polito n’était pas ici.

C’était retour à la case départ, à l’appartement de Polito, où le groupe se décida à l’attendre. Au bout de quelques heures, celui-ci finit par apparaitre. En voyant les mines sympathiques qui poireautent devant sa porte, il est tenté de tourner les talons en courant, mais les inconnus le rassurent rapidement : ils ne lui veulent pas de mal, ils sont envoyés par les mêmes personnes que Darlington, et ils lui demandent de les mener à l’endroit où il l’avait laissé lui. Polito les fait entrer chez lui, dans sa petite chambrette d’étudiant, pour leur expliquer ce qu’il sait.

Il leur détaille la renaissance de la secte Mosorï, après une épidémie qui les avait décimés. Le culte s’est reformé autour de l’artefact que recherche la Corporation, et Polito sait où se trouve leur village, dans la forêt Amazonienne. Il y avait amené Darlington, mais n’avait pas voulu poursuivre vers un second village, caché au cœur de la forêt ; Darlington y avait donc été seul.

Rencontres du troisième type
Le groupe se décide à partir au matin, après une bonne nuit de sommeil à la planque*. La femme et la fille de Lorrenz y sont toujours, bien sûr – Aiden est décidé à les faire extrader s’ils reviennent en vie de l’Amazonie, mais il ne peut les laisser s’échapper maintenant, elles risqueraient de leur causer des problèmes, donc elles vont rester enfermées ici, attachées, en espérant que leurs kidnappeurs rentrent pas trop tard quand même, histoire qu’elles ne meurent pas de faim. Cette fois, malgré tout, il ne s’agit pas de faire comme pour Lorrenz, donc ils leur laissent un peu d’eau et de nourriture, parce qu’ils ne sont pas des crevures tout de même !

Le crapahutage jusqu’au village, en compagnie de Polito, prend quand même une bonne partie de la journée. En route, pas de soucis vraiment, Aiden en profite quand même pour appeler ses patrons de la Corporation, les informer de ce qu’ils ont fait sur place, des deux néo-cariocas (oui oui, les habitants de Rio s’appellent les Cariocas, demandez à Wikipédia si vous ne me croyez pas !) à extrader, et du fait qu’ils s’en vont maintenant dans la forêt à la recherche de l’artefact.

Le village Mosorï, quand ils y arrivent, ne paie pas vraiment de mine. Il est composé de cahutes assez sobres, plutôt pauvres, et le village est quasiment désert : on n’y croise que des vieillards et des enfants en bas âge. Les indigènes regardent les nouveaux arrivants d’un œil mauvais, mais les laissent passer. Polito leur indique le chemin vers le village caché, le 2nd, plus loin dans la forêt, mais les quitte ici, comme prévu.
Quand ils commencent à s’engager sur le chemin que leur a signalé Polito, nos aventuriers sont arrêtés par un vieil homme, un natif du village, qui les met en garde. Ils ne devraient pas aller par-là, ils vont se faire tuer, le Quetzal va sortir… C’est donc pas vraiment rassurés qu’ils s’engagent sur ce chemin, d’autant plus qu’une fois lancés, ils entendent derrière eux sonner un cor. Au moins, comme ça, les membres de l’autre village ne s’inquiéteront pas en les voyant débarquer…

Finalement, le groupe écarte l’idée de couper par la forêt pour arriver au 2nd village par un autre chemin que celui qu’ils empruntent : c’est ce qu’a fait Darlington, d’après les relevés GPS, et il n’est pas revenu vivant. Ils suivent donc le chemin, jusqu’à arriver, à la nuit tombée, en vue d’un de ces grands temples mayas en ruine, recouvert de végétation. Devant lui s’étendait une foule de Mosorïs en extase, qui contemplait, au sommet de la pyramide, l’Artefact. Tandis que le reste du groupe restait au bord du chemin, à couvert, Lance entreprit de grimper dans un arbre pour avoir un bon point de vue sur la scène, et surtout un bon angle de tir.

Il vit deux prêtres amener deux jeunes filles près de l’autel sur lequel était posé l’artefact. La question, c’était de savoir s’il fallait intervenir tout de suite ; Lance aurait pu tirer sur l’un des deux chefs de cérémonie, ou bien sur l’artefact… Ça, au moins, tout le groupe était d’accord que c’était une mauvaise idée. Et ils n’avaient pas trop envie de déclencher l’ire de la foule face à eux. Ils se contentèrent donc d’observer la suite, quand les prêtres embrochèrent la première vierge sur l’artefact. Son sang se répandit dans la coupe, percée, et dégoulina sur l’artefact, jusqu’à la pierre plate de l’autel. Lance redemanda s’il devait tirer, peut-être pour sauver la 2nde jeune fille ? Aiden lui ordonna de ne rien faire. Soudainement, le corps de la jeune fille s’embrasa spontanément, et se consuma entièrement en très peu de temps. Il restait seulement son sang, sur l’autel, qui par un étrange procédé magique ne coulait pas de ce dernier, mais remplissait progressivement toute la surface, s’arrêtant miraculeusement juste au bord.
Quelques minutes plus tard, c’était la seconde jeune fille qui se faisait embrocher sur l’autel, et qui entamait sa combustion spontanée. Dès que celle-ci fut terminée, Aiden, qui était le seul être ouvert à la magie du groupe ressentit comme une sorte de grande vague qui partait de l’artefact, et qui s’en fut rayonner aux alentours, probablement su toute la forêt. Ce n’était pas quelque chose de négatif, ou de maléfique – il en déduit que cette cérémonie avait permis le changement de saison.

Au bout d’un moment, la population commença à vider la place, et à s’en retourner, probablement, vers le village. Restant à couvert, les agents de la Corporation attendirent que la place soit totalement vide avant de s’approcher du temple.
Ils remarquèrent tout de suite – comment le rater ? – que l’artefact n’avait pas été laissé seul en haut de ce dernier. Des deux côtés, assis dans des sortes de trônes, deux dieux les contemplaient. Il y avait un homme et une femme, l’un évoquant le soleil et l’autre la lune. Le dieu Soleil portait une magnifique épée, et la déesse Lune une lance tout aussi ouvragée.
Notre petit groupe était terrifié. Que pouvait-il faire contre des dieux ? C’était fichu. Malgré tout, il fallait essayer, mais il était hors de question d’essayer de voler l’artefact, maintenant. Peut-être de le négocier ? Aiden était prêt à aller leur demander aimablement (il a bien essayé d’envoyer un de ses compagnons le faire, mais ils n’étaient pas très chaud, et après tout, c’était son boulot, mais…), mais il aurait préféré aller se cacher dans un trou de souris.
C’est donc seul qu’il grimpa les marches du temple, la mort dans l’âme, en s’aplatissant le plus possible devant les deux divinités. Il commença par s’agenouiller pour les saluer, avant d’oser s’approcher de l’artefact, et de les saluer de façon toute déférente et pleine d’une flagornerie mêlée de crainte.
Les dieux le regardèrent sans répondre.
C’est donc très poliment qu’il leur demanda s’il pouvait emporter l’artefact, parce qu’il avait des patrons qui en avaient besoin, à Dallas, et que ça leur ferait plaisir, et…
Le dieu-soleil frappa le sol devant lui de son épée, et une vague du sang sur l’autel remonta devant l’artefact, le cachant soudain derrière un mur écarlate.
Bon. Ça voulait dire non. Ok. Il restait une dernière idée à Aiden :
Il proposa aux dieux d’étendre leur pouvoir ailleurs, de par chez lui, sur un nouveau continent. Ils pourraient ainsi agrandir leur culte…
Ce fut quand même avec un certain soulagement qu’Aiden vit la déesse-lune frapper le sol de sa lance, et une nouvelle vague de sang se lever devant l’artefact. Tant mieux, il n’était pas sûr que ramener deux dieux mayas chez lui ait été une bonne idée. Il était prêt à tourner les talons, mais un dessin était en train de se former sur la vague de sang qui était devant l’artefact. Ça avait l’air de ressembler à la forêt Amazonienne. Oui, bien sûr, ils ne pouvaient pas faire sortir l’artefact de la forêt, et cela justifiait leur refus. Il serait probablement inutile en dehors de celle-ci.
Aiden les salua donc avec respect, et décida de prendre ses cliques et ses claques. Il attendit d’être en bas du temple pour leur tourner le dos, et retrouver avec bonheur ses compagnons. Ils étaient toujours en vie, c’était cool.



« Allô Patron ? Euh… Je suis désolé, pour l’artefact, on ne l’a pas en fait. Il était gardé par deux dieux. Oui. Si vous voulez envoyer une petite armée pour le récupérer, faites, mais nous quatre, on n’est pas prêt à crever pour ça. Désolé. Et puis en plus, on pense qu’il ne servira à rien en dehors de la forêt. C’est ce que Darlington supposait aussi, et puis les dieux en question ont été dans ce sens, voilà. Oui, bien sûr, c’est notre interprétation, vous avez raison, mais… Oui. Ok. Enfin bon voilà, désolé. »




_____________________________
*Peut-être qu’il s’est écoulé plusieurs semaines, je ne sais plus vraiment. En tout cas, on décide de partir pour arriver le jour du solstice de décembre à l’artefact. Donc en fait oui, on a surement attendu plus qu’une nuit dans la planque.
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Akaliel
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