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Le choix de l'Elu

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Le choix de l'Elu

Message par celthazar » Jeu Déc 10, 2009 21:50

Prologue :

En l’an 100, à l’époque de l’antiquité, les dieux scandinaves, grecs et égyptiens, ainsi qu’un dragon d’or asiatique étaient réunis au Mont Olympe. Tous étaient nerveux, à part le dragon, car depuis un siècle leurs pouvoirs déclinaient. Ils s’étaient rassemblés à l’appel du dragon. Ce dernier, après s’être assuré que tous les dieux étaient présents, prit la parole :

- Dieux, déesses, comme chacun d’entre vous le sait déjà, à cause de l’expansion de la religion chrétienne nous perdons au fur et à mesure nos pouvoirs, ce qui impliquera à long terme la perte de notre immortalité.

Sur ces paroles, l’assemblée devient si agitée qu'il fallut attendre quelques heures avant que le calme ne revienne. Puis Ares, dieu grec de la guerre, cria :

- Alors on n’a qu’à tous les tuer !

Le Dragon répliqua aussitôt :

- Si c’était si simple on ne serait pas réuni aujourd’hui, dieu impérieux. Je vous rappelle que leur foi les protège en grande partie de nos attaques, et qu’après chacune d’elles ils recrutent plus de fidèles que ce que nous leur avons tué.

Athéna, déesse grec de la sagesse, prit alors à son tour la parole :

- Mais je suppose que si tu nous as réunis, c’est que tu as une solution à notre problème commun.

-Effectivement, j’en ai une. Mais je tiens à vous avertir qu’il s’agit d’un plan désespéré et qui nécessitera le concours de toutes les divinités ici présentes.

Ce fut Odin, dieu scandinave du savoir, qui posa la question fatidique :

-Je pense que nous n’avons guère le choix. Quel est ce plan ?

-Permettez moi d’abord d’exposer la situation. La religion chrétienne est basée sur la croyance de l’existence du paradis, un endroit où il fait bon vivre. A cause de cette croyance, les royaumes des morts de vos différentes civilisations sont en train de fusionner, sans parler des ancêtres de ma civilisation qui rejoignent de force ces royaumes. De plus ce ‘Paradis‘ se détache petit à petit du monde réel. Ainsi on aurait trois dimensions au lieu des deux qu’on avait avant, c’est à dire le ‘paradis’, le monde réel, et l’enfer où résident, je vous le rappelle, les démons.

Le dragon fit une pause pour s’assurer que tous les dieux avaient suivi, et étaient d’accord avec l’exposition des faits. Puis il reprit :

-Bien, je pense que le ‘Paradis’ et le monde réel resteront connectés, afin de permettre aux morts de se rendre au ‘Paradis’, mais que cette connexion sera d’ordre magique et non d’ordre physique. Mon plan consiste donc à utiliser nos pouvoirs afin d’élargir ce lien et créer une quatrième dimension qu’on pourrait appeler outre-monde.

Athéna demanda :

-Et t’es sûr que ça marchera ?

-En théorie oui, après je ne suis pas totalement sûr de moi, sans compter qu'il aurait fallu qu’on soit plus puissants pour avoir de réelles chances de succès.

-A combien t’estimes nos chances ?

-A 1 sur 999.999.999, mais je n’ai pas mieux à vous proposer.

Sur ce constat, les dieux se mirent à réfléchir sur la marche à suivre.


La suite viendra plus tard :wink:
Dernière édition par Sildar le Ven Août 27, 2010 11:38, édité 3 fois.
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Message par celthazar » Dim Déc 13, 2009 16:11

Et voilà la suite. Je m'excuse d'avance de la longueur de ce post mais je n'ai pas trouvé d'autre endroit pour couper le chapitre. Sinon bonne lecture :wink: .

CHAPITRE 1 : Une nouvelle ère



Evienne, une adolescente rousse, faisait la queue au self avec ses amis. Ils discutaient de la fête qu’elle avait faite à l’occasion de ses 18 ans. Richard, un garçon blond relança :

-Je continue à penser que sortir trois couleurs à trèfle d’affilée, puis finir avec une quinte royale, toujours à trèfle, c’est louche.

Pierrick, un garçon châtain et barbu, répliqua :

-Sois bon joueur! J’ai eu de la chance et c’est tout. En plus comment j’aurais pu tricher ? Dès que j’ai sortis la deuxième couleur, tu m’as fixé et empêché de toucher aux cartes. De toute façon ça n’a pas d’importance vu qu’on ne jouait pas pour de l’argent.

-Encore heureux! Tu nous aurais tous plumés avec ta veine d’hier.

Evienne intervint :

-Arrêtez avec cette histoire de poker !

Richard et Pierrick la regardèrent, puis haussèrent en même temps les épaules. Pierrick changea de sujet :

-J’ai eu l’impression que tes cadeaux t’ont beaucoup plu hier.

Evienne eu un petit sourire :

-Oui, surtout le coffret DVD de la dernière saison de Charmed.

Elle embrassa Pierrick sur la joue pour le remercier à nouveau du cadeau. Richard ajouta mi-amusé, mi-embarrassé :

-On avait effectivement compris que le cadeau te plaisait. On a failli ne plus te voir de la soirée.

La file avança et Evienne fut séparée des garçons. Richard profita du fait qu’Evienne ne pouvait pas les entendre pour dire à Pierrick :

-Il faudrait qu’un de ces jours tu lui avoues tes sentiments à son égard.

Pierrick fit la moue :

-Je sais pas trop…

-Si tu attends trop, elle finira par sortir avec quelqu’un d’autre.

Pierrick garda le silence en regardant le sol. Richard soupira en secouant la tête. Pierrick était très gentil et il avait de bonnes chances de pouvoir sortir avec Evienne. Il avait juste un problème : sa timidité à toute épreuve. Ils finirent par retrouver Evienne à l’intérieur. Elle avait trouvé une table de quatre. Elle les regarda mi-sérieuse mi-amusée :

-Je suppose que vous avez encore parlé de poker. Les garçons firent signe que oui. Vous êtes incorrigibles.

Ils se mirent à parler de leurs cours de ce matin et de cet après-midi, quand Pierrick regarda sa montre et annonça :

-Dans 10 minutes il y aura l’alignement de toutes les planètes avec le Soleil.

-Et alors ? demanda Richard

-Alors cela n’arrive qu’une fois tout les 26 000 ans.

-Et pourquoi cela t’intéresse-t-il ? questionna Evienne

-Parce qu’il y a de nombreuses prophéties qui affirment que lorsque cet événement arrivera le monde connaîtra un changement sans précédent.

Evienne reconnut bien là Pierrick : c’était un fan de médiéval-fantastique. Au moment où elle allait répliquer, un verre se fracassa au sol. Tous les élèves se mirent à applaudir. Evienne se retourna vers ses amis :

-Et ces prophéties, tu y crois ?

Pierrick hocha des épaules avant de répondre :

-C’est une possibilité. De toute façon on verra bien, ça ne devrait plus tarder.

Evienne et Richard secouèrent leur tête. Pierrick avait un esprit pragmatique, voire cynique, et était plutôt du genre rationnel. Mais malgré cela il croyait à la magie. Ils préféraient donc discuter sur ce que devait être à la base le contenu de leur assiette plutôt que de polémiquer sur le sujet. Pierrick émit l’hypothèse que ce devait être du bœuf bourguignon. Richard pencha plutôt pour une ratatouille. Evienne conclu pour sa part à une tentative d’empoisonnement collectif. Pierrick s’arrêta de manger et regarda sa montre :

-Ha l’alignement devrait se passer maint…ARGHHH !

Tout le monde sursauta à ce cri. Pierrick était tombé au sol en se tenant la tête. Il avait très vite arrêté de hurler car sa bouche s’était remplie de sang qu’il était obligé de recracher. Evienne fut terrifiée par le visage ensanglanté et déformé par la douleur de Pierrick. Elle finit par se ressaisir et tenta d’aider Pierrick.

Pierrick avait du mal à réaliser ce qui se passait autour de lui à cause de la douleur. Il ne se souvenait que vaguement qu’il était en train de discuter quand elle l’a assaillie de plein fouet. Ensuite du sang était remonté dans sa gorge et coulait également par son nez. Les gens tentaient apparemment de lui venir en aide mais ils ne pouvaient rien faire pour lui. Il avait l’impression que quelque chose était en train de compresser son cerveau et que rien ne pouvait l’en empêcher. Il crut qu’il délirait quand il vit une forme lumineuse dorée à la silhouette vaguement humaine avancer vers lui. Elle semblait flotter, faisant fi des lois de la gravité. La silhouette s’agenouilla près de lui et lui annonça :

-Excuse moi pour la douleur que tu endures, mais il faut que ton cerveau soit en mesure d’accueillir les pouvoirs qui vont t’être attribués.

Pierrick, surpris, répondit :

-De quoi… Il ne put finir sa phrase car le sang remplit de nouveau sa bouche et il dut le recracher.

La forme dorée posa sa main sur la bouche de Pierrick :

-Essaye plutôt de penser à ce que tu souhaites me communiquer : ça sera moins douloureux.

Pierrick hocha de la tête pour signifier qu’il avait comprit tout en continuant de tousser. Alors il se rendit compte que la forme communiquait avec lui non pas par voie orale mais par télépathie depuis le début de son apparition. Il se mit donc à penser à la question qu’il voulait poser :

-De quel pouvoir parlez-vous ?

-Du pouvoir que tu auras en tant qu’Élu et représentant d’un des dieux sur Terre.

-Représentant d’un …? Vous êtes plusieurs ?

-Oui, et tu seras mon représentant.

-Et quel dieu êtes-vous ?

-Je suis le dieu de …
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Message par celthazar » Lun Déc 14, 2009 11:55

Suite du chapitre 1 :


Evienne était en larmes : Pierrick ne bougeait plus depuis plusieurs minutes. Il était mort et elle n’avait rien pu faire pour le sauver! Elle avait appliqué tout ce qu’elle avait appris au brevet de secourisme, mais cela n’avait pas suffit. Elle se maudissait en martelant le sol avec rage. Puis soudain elle vit le corps de Pierrick commencer à bouger. Ce dernier s’appuya péniblement sur ses coudes et regarda autour de lui surpris. Evienne lui demanda :

-T’es… t’es toujours vivant ?

Pierrick tourna sa tête vers elle et fronça les sourcils, semblant ne pas la comprendre. Elle était sûr qu’il l’avait reconnue, mais il semblait incapable de parler. Il remarqua alors le sang sur ses vêtements, il regarda Evienne étonné et, sans ouvrir la bouche, il commença à faire des gestes et à regarder partout. Evienne sut qu’il voulait demander pourquoi il avait tout ce sang et ce qu’il c’était passé. Le fait qu’il n’essayait pas de parler l’inquiétait un peu. Elle se retourna vers Richard :

-Tu peux me chercher des serviettes mouillées, s’il te plais ? On va essuyer son visage en attendant les secours.

-D’accord, je reviens tout de suite.

Quand Evienne se retourna vers Pierrick, elle vit celui-ci en pleine réflexion. Il donnait l’impression de vouloir comprendre un monde qui lui était inconnu. Quand Richard arriva avec les serviettes, Pierrick se tapa le front avec la paume de sa main. Il commença à bouger ses lèvres et sa mâchoire avec difficulté, comme si il ne s’en était pas servie depuis des années :

-E… E.. Evi.. Evien.. Evienne ! Q.. que.. s.. s’est.. t.. t-il.. p.. pa.. s.. ssé ?

Evienne prit une serviette et commença à essuyer le visage de Pierrick. Elle articula bien et lentement pour être sûr que Pierrick la comprenne :

-On l’ignore. Tu as apparemment eu une hémorragie interne soudaine. C’est d’ailleurs étonnant c’est que tu sois encore vivant.

Pendant qu’elle parlait, Pierrick avait fait quelques mouvements circulaires avec sa mâchoire et fait claquer sa langue. Il se remit à parler, cette fois-ci avec un peu plus de facilité :

-Peux.. tu m’ai.. der.. à.. me.. re.. le.. ver ?

Evienne le regarda en faisant la moue et en repoussant une mèche de ses cheveux roux qui était tombée devant son visage :

-Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée. Il faudrait plutôt que tu restes allongé le temps que les médecins arrivent.

Pierrick insista en s’appuyant sur Evienne pour se relever et ayant moins de mal à parler :

-Ce serait... une mauvaise... idée.. Les dieux arrivent... et ils vont faire... une démonstration... de leur puissance... pour restaurer la magie.

Evienne le regarda inquiète pour sa santé mentale :

-Mais qu’est-ce que tu racontes? Tu es devenu fou ?

C’est alors que la terre se mit à trembler et qu’un grondement de tonnerre se fit entendre. Pierrick se releva titubant :

-Non je ne suis pas fou... en voilà la preuve.

Evienne ne voulut pas perdre de temps à discuter avec Pierrick. Un séisme de cette ampleur était rare en France. Elle se tourna vers Richard :

-Viens m’aider, on va déplacer Pierrick à l’extérieur.

Richard fronça des sourcils :

-Il me semble qu'il n’est pas conseillé de déplacer un blessé.

Evienne aida Pierrick à rester debout, et répliqua :

-Je sais, mais on est dans un self. Il sera plus en sécurité dehors qu’à l’intérieur.

Á peine avait-elle finit sa phrase qu’une lampe tomba du plafond. Richard accepta finalement d’aider Evienne à porter Pierrick. Mais quand ils se dirigèrent vers la sortie, ils virent que tout le monde avait cédé à la panique. Les élèves se ruaient vers la sortie et les professeurs avaient du mal à rétablir le calme. Pierrick parla alors avec une voix suffisamment forte pour être entendu par tout le monde et avec une autorité qu’Evienne ne lui connaissait pas :

-Calmez-vous ! Vous précipiter ne servira à rien si ce n’est de vous blesser !

Tous s’étaient arrêtés à ses paroles et le regardaient. Il se dégageait de lui une aura réconfortante. Les élèves se calmèrent donc et sortirent en bon ordre. Evienne en resta coi. Elle finit par se tourner vers Pierrick :

-Comment as-tu fait ?

Pierrick lui fit un sourire :

-J’ai utilisé la magie pour dissiper leur peur.

Evienne ne put s’empêcher de penser qu’il était devenu fou, mais en même temps elle ne trouvait pas d’autre explication pour l’instant à ce qui venait de se passer. Elle pouvait lire dans les yeux de Pierrick une confiance et une détermination nouvelle. Il en était même devenu séduisant. Une nouvelle secousse la ramena à la réalité. Elle décida avec ses amis de continuer à progresser vers la sortie. Evienne constata avec surprise qu’au fur et à mesure qu’ils avançaient Pierrick avait de moins en moins besoin d’être soutenu. Quand ils furent à quelques mètres de la sortie, il était capable de marcher sans aide. Evienne eu même l’impression que les muscles de Pierrick s’étaient développés en quelques secondes. Avant qu’ils ne sortent, Pierrick annonça à Evienne et à Richard :

-Quoi qu’il arrive dehors, ne vous éloignez surtout pas de moi !

Le ciel était obscurci par d’épais nuages noirs, et il faisait si sombre qu’on ne voyait qu’à une dizaine de mètres. Des éclairs illuminaient les alentours par à-coup, et la situation, ainsi révélée était terrifiante. Les petites collines qu’il y avait aux alentours s’effondraient pendant que d’autres poussaient. De plus il y avait une pluie de grêlons si violente que les gens couraient en tentant de se protéger comme ils le pouvaient. Pierrick incita ses amis à avancer. Ce qui était très difficile car un vent d’une puissance inouïe soufflait et la terre continuait à trembler. Puis soudain une colonne de feu apparue au loin, éclairant les alentours comme en plein jour. Richard se tourna vers Pierrick et lui demanda en pointant du doigt la colonne de feu :

-C’est quoi cette colonne, à ton avis ?

Le bruit généré par le chaos ambiant couvrait ses paroles. Il dû répéter presque en hurlant pour que Pierrick l’entende et lui réponde sur le même ton :

-C’est une colonne de feu généré par Puros, dieu du feu. Il a certainement quelques fabriques par là bas.

Richard fixa la colonne, il commençait à se demander si Pierrick n’avait pas raison. Evienne quand à elle continuait à regarder le désastre autour d’elle. Les gens continuaient à courir dans tous les sens pour s’abriter des grêlons. Soudain elle vit une petite fille tomber. Elle voulu partir la secourir, mais Pierrick l’agrippa au bras et lui cria pendant qu’elle le regardait étonnée :

-N’y va pas ! C’est déjà trop tard !

Evienne se tourna vers la fillette. Effectivement elle était déjà morte, la tête éclaté par un grêlon plus gros que les autres. Evienne plaqua ses mains devant sa bouche, détourna la tête et dut faire d’énormes efforts pour ne pas vomir. Pierrick et Richard l’aidèrent à continuer à avancer. Richard déclara toujours en hurlant :

- C’est un vrai miracle qu’on ne se soit pas encore prit de grêlons.

Pierrick annonça en pointant du doigt le ciel :

-Ce n’est pas un miracle. J’ai créé un bouclier au-dessus de nous, mais il n’est pas très étendu. C’est pour cette raison que je vous ai demandé de ne pas vous éloigner de moi.

Richard regarda au-dessus de lui et constata que les grêlons s’arrêtaient effectivement à quelques centimètres d’eux, ricochant sur un objet invisible. Il demanda inquiet :

-Et il tiendra combien de temps ?

-Ne t’en fais pas. Il tiendra le temps que les dieux aient fini.

Quelques instants plus tard, la pluie de grêlons cessa effectivement. Le ciel redevint bleu, la colonne de feu s’éteignit, et le séisme avait cessé. Les dieux avaient laissé derrière eux un paysage de chaos et de malheur. Evienne s’assit sur l’herbe :

-Qu’allons-nous devenir ? Il ne reste plus rien.

Pierrick regarda autour de lui. Beaucoup de gens étaient effondrés et ne semblaient plus savoir où aller. Il se retourna vers Evienne :

-Dans un premier temps, nous allons rassembler les survivants. Ainsi que la nourriture et tout ce qui pourrait être utile.

Richard regarda Pierrick étonné : la situation était catastrophique et il arrivait à garder son sang-froid. Richard fini par faire un signe d’approbation :

-Et en fera quoi après ?

Pierrick lui répondit avant de partir chercher des survivants :

-On va fonder un royaume et certainement un collège de magie.
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Message par celthazar » Jeu Déc 17, 2009 00:18

Et voila le chapitre 2 avec lequel on rentre dans le vif du sujet :wink: .

CHAPITRE 2 : La colère de l'Élu

Pierrick regardait par la fenêtre d’une pièce éclairée par de petites sphères lumineuses. La vue ne lui offrait qu’un paysage dévasté de ce qui avait été Nantes, sa ville natale. Cinq ans s’était écoulés depuis l’arrivée des dieux et la ville était toujours en ruine. Les dieux les avaient pourtant prévenus, lui et les autres Élus, que le choc serait violent et qu’ils devraient s’y préparer. Pierrick eu un sourire ironique : « s’y préparer ». Comment pouvait-on se préparer à voir une ville se faire détruire aux neuf dixièmes, et tout ce que vous teniez pour vrai s’envoler aussi facilement que de la poussière un jour de tempête ? Ajouter à cela le fait que la géographie du monde avait changé, et surtout que de nouveaux conflits avaient éclatés. Loin d’apprendre la leçon et s’entraider dans un monde en ruine, les peuples continuaient à s’affronter. Pierrick soupira et se demanda pourquoi il se donnait du mal pour sauver ses crétins. Puis l’image d’Evienne lui revenait et lui donna la réponse. Il repensa ensuite au nom que les gens avaient donné au jour de l’arrivée des dieux : l’Apocalypse. Un nom approprié mais ambigu. Apocalypse signifie révélation, et la découverte que les dieux et la magie existaient avait été effectivement une révélation pour le monde entier. Ce mot a cependant une connotation si négative que les gens considèrent la magie comme un fardeau et non un don. Dans un sens c’était compréhensible : les villes les moins touchées avaient été détruites aux trois quarts.
Il entendit le son d’une cloche, il s’écarta de la fenêtre et lissa sa tunique blanche. La porte de la classe s’ouvrit pour laisser entrer une vingtaine d’enfants. Une jeune femme brune, à l’allure un peu austère, entra à son tour. Elle referma la porte et ordonna aux enfants de s’asseoir avant de dire :

-Les enfants je vous présente le seigneur Pierrick, il est là pour vous accueillir pour votre premier semestre d’apprentissage de la magie de la Lumière, la Phologie. Il répondra également à vos questions.

Un enfant leva la main, la maîtresse lui fit signe de poser sa question.

-Je croyais que Pierrick l’Élu était plus jeune : mon papa m’a dit qu’il n’avait que 23 ans.

Pierrick ria à cette remarque alors que la maîtresse s’en trouvait confuse. Puis souriant il demanda à l’enfant.

-Quel est ton nom mon garçon ?

-Je m’appelle Simon monsieur.

Pierrick passa sa main le long de sa barbe châtain avant de continuer

-Bien Simon, j’ai effectivement 23 ans. C’est juste que ça fait depuis cinq ans que je ne me suis pas rasé. T’as une autre question à me poser ?

Simon hocha de la tête :

-Oui monsieur, c’est quoi un Élu ?

Pierrick s’accroupit tout en continuant de sourire.

-C’est une très bonne question : un Élu est le représentant d’un des dieux qui nous ont permis d’utiliser la magie. Chacun d’entre eux a reçu de son dieu des pouvoirs immenses. Mais en échange de ces pouvoirs ils sont dans l’incapacité de dire une chose qu’ils savent, ou pensent, être fausse. De plus ils doivent accomplir une mission que leur dieu leur a confié. Par exemple l’Élu du Feu doit fonder le collège de la Purologie, la magie du Feu.

Une petite fille blonde leva alors la main. Pierrick lui fit signe d’un hochement de tête qu’elle pouvait poser sa question :

-Et pourquoi avez-vous une tunique et une cape blanches ? et que représente le griffon dorée sur la cape ?

Pierrick répondit à la question en écartant les bras :

-Je porte une tunique et une cape blanches car je suis le dirigeant actuel de ce collège et du royaume de Phos. La couleur blanche c’est pour représenter la Phologie. Il prit sa cape et désigna du doigt le dessin tissé en fil d’or sur celle-ci. Et le griffon sur ma cape symbolise le courage. Il se tourna vers un enfant qui levait la main. Oui ?

-Mon papa m’a parlé du sorcier Celthazar qui serait un Mage de Guerre Noir. C’est quoi un Mage de Guerre Noir ?

Pierrick garda le silence et prit un air sérieux pendant quelques instant avant de répondre :

-Pour faire simple, un Mage de Guerre Noir est un sorcier qui maîtrise la Nekrologie, la Purologie et la Gelogie, c’est à dire respectivement la magie des Ténèbres, du Feu et de la Terre. De plus chaque domaine de magie élémentaire, c’est à dire autre que la Phologie et la Nekrologie, a une influence sur le corps. Ainsi un Mage de Guerre est plus endurant que les autres grâce à la Gelogie et plus énergique grâce à la Purologie, ce qui le rend très efficace au corps à corps. Après on dit Mage de Guerre Noir ou Blanc s’il arrive en plus à maîtriser respectivement la Nekrologie ou la Phologie.

Pierrick vit sur le visage des enfants qu'ils n’avaient pas tout compris. Il ne se formalisa pas car il savait qu’ils comprendraient quand ils auraient grandi et progressé dans la maîtrise de la magie. Le garçon qui avait posé la question ajouta :

-Et il est possible qu’un sorcier contrôle plus de trois domaines de magie ?

Le visage de Pierrick redevint souriant. Cette question lui avait été posé des centaines de fois. Il donna alors la même réponse :

-En théorie non. Les domaines de magies sont opposés deux à deux. Si tu manipules la Purologie, tu ne pourras pas manipuler la Udologie, la magie de l’Eau, et vice versa. Quand tu seras plus grand tu comprendras mieux pourquoi.

La petite fille brune posa une autre question :

-Et c’est vrai qu’on est en guerre ?

Le visage de Pierrick s’assombri, il se releva et répondit :

-Oui, les dieux ont détruit beaucoup de choses et un certain nombre de gens en profitent pour piller et faire régner la terreur. C’est contre eux que nous luttons.

Un garçon sortit sa Game Boy et demanda :

-Et pourquoi nos télés et nos jeux vidéo ne marchent plus ?

Pierrick regarda le garçon, étonné de sa question :

-Parce que nous n’avons plus d’électricité.

Le garçon désigna du doigt une des sphères blanche qui flottaient autour de la pièce où ils se trouvaient et qui émettaient de la lumière.

-Alors comment elles font pour nous éclairer ?

Pierrick se tourna vers les sphères, puis il se retourna vers les enfants en souriant :

-Ces sphères sont alimentées par la foi de ceux qui les ont crées.

Pierrick s’accroupit, tendit sa main et fit apparaître une sphère identique aux autres. Les enfants furent ébahis. Pierrick en profita pour commencer à expliquer aux enfants leur cursus scolaire.

-Il s’agit du premier sort qu’un Phologien apprend, avec celui des soins. Il fit disparaître la sphère avant de continuer. Ce dernier sort évoluera en même temps que votre niveau dans la Phologie : plus vous serez puissant et plus vous serez en mesure de soigner des blessures graves. Cependant …

Il se releva et fit un signe de tête à la maîtresse. Elle se dirigea vers une porte qu’elle ouvrit et en sortie des bâtons, tous avec de très belle sculpture. Pierrick en prit un, fit quelques moulinets avec avant de continuer en jetant un regard circulaire dans la classe et adoptant un air sérieux.

-Contrairement à moi vous devrez vous aider de parole, de geste, d’un objet, voir des trois en même temps pour lancer vos sorts. Bien sûr plus vous gagnerez en puissance et moins vous aurez besoin de ces artifices. Lors des six premiers mois de votre formation vous apprendrez à canaliser votre foi et à lancer les sorts mineurs. Au bout de ces six mois on vous fera passer un test : il faudra créer une sphère de lumière qui éclairera cette salle pendant toute la durée de votre première formation. Ceux qui réussiront commenceront les choses sérieuses : ils seront entraînés physiquement et psychiquement, choisiront leur arme fétiche ainsi que tous les accessoires qu’ils jugeront utiles pour renforcer leur foi. Il est possible également que certains d’entre vous deviennent des mages, voir des archimage selon qu’ils seront capable de maîtriser deux ou trois domaines de magie. En bref il ne reste qu’une question à laquelle vous seuls pouvez répondre.

Pierrick rangea le bâton, sourit et se pencha vers les enfants en faisant un clin d’œil :

-Qui parmi vous souhaite devenir un puissant Phologien ?

Les enfants levèrent ensemble leur main en rendant le sourire à Pierrick, voir en riant. Pierrick rit également avant ajouter :

-Je n’en attendais pas moins de vous.
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Message par celthazar » Lun Déc 21, 2009 12:46

Suite du chapitre 2 :

On frappa à la porte, Pierrick se releva en se tournant vers la porte avant de dire :

-Entrez.

Une jeune femme rousse entre vingt et vingt-cinq ans à l’allure fière entra. Elle portait une robe blanche et un griffon était brodé au niveau de la poitrine indiquant son rang de secrétaire personnel de l’Élu. Pierrick ne put s’empêcher de penser qu’elle était très belle dans sa tenue. Elle se tourna vers lui et lui annonça :

-Maître, le conseil de guerre vous réclame.

Pierrick soupira, avant de répondre :

-J’arrive Evienne. Il se tourna vers les enfants qui avaient déjà prit leur bâton. Je suis désolé mais mes conseillers m’attendent. Je vous souhaite de bien vous amuser.

Alors qu’il allait partir, Simon lui posa une dernière question :

-Monsieur, comment on dit lumière en latin ?

Pierrick se tourna vers lui :

-Lux, pourquoi cette question ?

Le garçon lui sourit et tendit son bâton en prononçant le mot lux. Alors une faible lumière apparue au bout du bâton qui s’éteignit aussitôt. Le garçon fut déçu de sa piètre performance, déception vite dissipée quand Pierrick le félicita :

-C’est très bien Simon, tu pourrais bien devenir un archimage ou un Phologien très puissant.

Puis il se tourna vers Evienne :

-Fais moi penser à envoyer des dictionnaires de latin aux classes de magie.

Evienne hocha la tête :

-J’y penserai, ne vous inquiétez pas.

Pierrick soupira de nouveaux avant d’ajouter :

-Et arrête de me vouvoyer, j’ai horreur de ça.

Il prit sa cape blanche et se dirigea vers la porte avec Evienne. Il pénétra dans un corridor dont les murs avaient été fait avec le marbre le plus blanc qui existait. Ils étaient éclairés par des petites sphères de lumière qui flottaient dans les airs. Pierrick constata qu’il en manquait une à sa droite, il tendit sa main vers l’endroit où normalement il y aurait dû y avoir une de ses sphères. Dans sa paume une sphère identique aux autres se créa et partit compléter la ligne. Pierrick souriait content de son travail quand Evienne lui déclara :

-Je serai toujours étonnée de l’étendue de vos…de tes pouvoirs.

Pierrick se retourna étonné :

-Tu sais très bien que je n’ai lancé qu’un sort mineur et que n’importe qui aurait été capable de faire ça.

Evienne lui sourit avant de répliquer :

-Oui, mais il n’y a que toi et les sorciers les plus puissants qui peuvent lancer des sorts sans prononcer un seul mot. Il vous suffit bien souvent de bouger légèrement les mains, voir juste les doigts, pour les lancer.

Pierrick se gratta la tête gêné : Evienne avait raison et il lui arrivait souvent d’oublier qu’il était unique … vraiment unique. Il décida donc de changer de sujet en commençant à se diriger vers la salle du conseil :

-Au fait pourquoi le conseil souhaite me voir ?

Evienne redevint sérieuse et lui annonça :

-Il requiert ta présence pour accueillir le nouveau général qui remplacera Richard. Puis elle fit un mouvement évasif de la main avant d’ajouter. Et accessoirement te redemander de lancer une attaque contre le royaume Celtharien.

Pierrick hocha la tête, son visage assombri par d’ancien souvenir. Evienne le vit et compris que Pierrick était toujours attristé de la mort de Richard. Elle essaya donc de lui faire penser à autre chose en ajoutant :

-Au fait tu avais finalement raison au sujet des enfants. Comme ils grandissent avec la magie, ils la maîtrisent bien mieux que les adultes. Par conséquent on a du mal à bien les entraîner et à les aider à se maîtriser.

La manœuvre réussi pleinement car Pierrick sortit de ses pensées sombres et tourna sa tête pour lui répondre :

-J’aurais préféré avoir tort, mais bon ce n’est pas grave : il faudra juste être plus vigilant. Il ajouta en souriant. Et puis les professeurs de Phologie ne sont pas les plus à plaindre, imagines un peu la situation des professeurs dans le collège de Purologie: obligés d’éteindre chaque incendie crée par leurs élèves et de veiller à ce qu’ils ne se brûlent pas mutuellement. Sinon vous avez réussi à accélérer la fabrication des bâtons pour les cours de magie ?

Evienne soupira et répondit :

-Hélas non, on est toujours obligé de les faire à la main. C’est dommage que les dieux aient détruit les fabriques de toutes sortes, les centrales électriques, les raffineries, les …

Pierrick la coupa sur un ton agacé :

-Bref tout ce qui a un lien avec la technologie et la science, obligeant presque l’Homme à repartir à zéro.

Evienne ne s’en offusqua pas car les opposants à la magie lui reprochaient régulièrement les dommages occasionnés par les dieux. Elle se contenta donc de dire :

-Pas vraiment à zéro vu qu'il nous reste les connaissances.

Pierrick fronça les sourcils avant de répliquer :

-Les livres ont brûlé et les plus grands chercheurs sont morts, et ne me parle pas des étudiants car s’ils étaient étudiants c’était justement parce qu’ils n’avaient pas encore ces connaissances en question. Il ajouta en souriant. Par contre c‘est vrai qu’on ne part pas tout à fait à zéro : on connaît le feu, le langage et l’écriture.

Evienne lui fit un regard de reproche : elle détestait quand il faisait de l’humour noir. Mais c’était difficile de lui en vouloir complètement: comme il ne pouvait pas mentir c’était un des rares types d’humour qui lui restait.

-Comme c’est spirituel, et selon toi on en est où dans l’évolution ?

Pierrick annonça fièrement en écartant les bras :

-Au Moyen-âge, avec des vrais sorciers cette fois-ci.

Evienne secoua la tête avant d’annoncer :

-On est arrivé.
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Message par celthazar » Ven Jan 01, 2010 15:45

Suite du chapitre 2 (bis ) :

Ils entrèrent dans une grande pièce éclairée par les mêmes sphères que celle du couloir. Au centre de celle-ci se tenait une grande table sur laquelle était déroulé un parchemin représentant la cartographie des environs. Pierrick constata qu’il avait été changé. Les éclaireurs du royaume avaient réussi à explorer plus loin au sud, dans la région où se tenait l’ancienne Espagne, et à l’est, dans l’ancienne région du Massif Central. Les conseillers se tenaient autour de la table discutant avec ardeur. Pierrick devina sans peine leur sujet de discussion. Il les regarda, n’ayant pas particulièrement envie de commencer à polémiquer avec eux. Ses conseillers étaient au nombre de trois. Le premier s’appelait Robert, avait le crâne rasé et devait avoir 70 ans. Malgré son âge il était en pleine forme et bâti comme une armoire à glace. Pierrick ne fut guère étonné quand il eut apprit que Robert avait été CRS dans sa jeunesse. Mais malgré cela il était très intelligent et ne frappait pas à tort et à travers. Il restait cependant celui qui insistait le plus pour attaquer le royaume Celtharien. Le second, Mathieu, avait un physique plutôt banal. Avant l’Apocalypse il travaillait comme expert comptable ce qui lui permettait de bien gérer l’économie encore fragile du royaume de Phos. Il était plus modéré que son collègue mais lui aussi voulait que Pierrick lance l’attaque contre le royaume Celtharien. La dernière avait était bénévole de la Croix Rouge et s’appelait Julie. Elle était du genre calme et elle l’aidait à gérer la crise générée par les dieux. C’était de plus la seule à s’opposer avec lui à une attaque contre le royaume Celtharien. Pierrick inspira avant de prendre la parole :

-Bonjour, alors où est le nouveau général ?

Il entendit une voix méprisante venant d’un coin de la pièce :

-Je suis là Élu.

Pierrick se retourna et vit un homme d’une trentaine d’année sortir de l’obscurité. Il mesurait environ 1m90 et portait de longs cheveux châtains. Pierrick n’eu aucun mal à lire la haine dans ses yeux :

-Bien, je vois que mes conseillers ont suivit mon avis et t’ont choisi Tyrmon.

Tyrmon fronça les sourcils méfiant :

-Tu voudrais me faire croire que tu étais d’accord pour qu’on me désigne général ?

Pierrick continua à lui sourire, bien que son ton agressif commence à l’énerver un peu :

-Oui, je sais que même si tu me hais tu resteras loyal au collège de Phologie. Après tout, tu souhaites juste que ce ne soit pas le directeur de ce collège qui dirige le royaume et vice versa. Pierrick fit un large geste de la main. Je te souhaite donc la bienvenue parmi nous.

Pendant que Tyrmon marmonnait quelques injures, Pierrick se retourna vers ses conseillers pour leur demander :

-Alors, il paraît que vous avez une requête à me formuler ?

Robert prit la parole :

-Oui maître, il s’agit de la même que lors du dernier conseil et …

Pierrick le coupa d’un signe de la main :

-Et ma réponse reste la même : je ne donnerai pas cet ordre. Le royaume Celtharien est un royaume allié.

Mathieu répliqua :

-Mais maître, Celthazar, le chef de ce royaume, est un monstre : l’esclavage est monnaie courante dans son royaume. On dit qu’il est d’une cruauté dépassant celle des serviteurs de Skeron le Dieu des Ténèbres. Sans compter qu’il est un Sorcier de Guerre Noir.

Pierrick se tourna vers Mathieu :

-Mais le royaume Celtharien est un royaume allié puissant et loyal. Il posa ensuite son index sur la carte à l’emplacement de la montagne qui séparait maintenant la Bretagne au reste du continent. Sans compter que les Gardes Dragon contrôlent le Col de la Montagne de Bretagne qui est la seule route viable avec le continent pour le royaume de Phos. Le Gouffre de la Manche étant quasiment impraticable pour les déplacements d’armées et les caravanes marchandes.

Tyrmon s’approcha et répliqua :

-Je doute fort que Celthazar nous soit si « loyal » que ça. Et puis nous n’avons qu’à nous emparer du col.

Pierrick lui fit un sourire, et se tourna de nouveau vers les autres en ouvrant ses bras :

-Vous pouvez constater qu’on n'a pas si mal choisi le remplaçant de Richard. Il est à peine en poste et il me critique déjà. Puis il se retourna vers Tyrmon. Cependant Tyrmon ce que tu nous proposes n’est pas une solution. Le contrôle du col ne suffira pas pour assurer le ravitaillement : il faudra aussi lutter contre les tribus de pillards de l’autre coté du col. Le royaume a déjà suffisamment à faire avec les pillards de ce coté-ci.

Lucie prit alors la parole :

-Sans compter que ces même tribus seront du coté de Celthazar si nous lui déclarons la guerre. Après tout il leur offre l’asile quand ils fuient la justice des autres royaumes.

Tyrmon frappa du poing la table avant de rugir :

-Êtes-vous des couards ? Nous sommes bien plus puissants que chacune d’entre elle.

Pierrick croisa ses bras et ferma ses yeux :

-Il est plus facile d’éviter la charge du taureau que la piqûre du moustique. Et cette dernière est toute aussi mortelle quand elle se compte par milliers.

Tyrmon se tourna vers lui étonné :

-Qu’est-ce que tu racontes ?

Pierrick rouvrit ses yeux et fit un regard réprobateur à Tyrmon :

-Je raconte que ces tribus n’affronteront pas les armées de ce royaume chacune de leur coté et de plein front, mais toutes ensembles, par escarmouches et au coté d’une armée qu’il serait déjà difficile en temps normal de vaincre. Déclarez la guerre au royaume Celtharien et vous verrez la fin de ce royaume et du collège de Phos. Je doute fort que ce soit ce que vous souhaitez.

Robert toussa un peu avant de prendre la parole :

-Nous ne contestons pas votre analyse, mais il suffirait que se soit vous qui en donniez l’ordre et que vous combattiez à nos cotés pour que nous ayons de grandes chances de gagner.

Pierrick se tourna vers lui :

-Je ne donnerais jamais cet ordre. De plus si la guerre devait être déclarée, je n’y participerais pas à vos cotés.

Evienne hocha la tête : avoir l’impossibilité de mentir est parfois un lourd, très lourd, fardeau. Aussi elle ne fut pas étonnée d’entendre Tyrmon hurler :

-Tu nous laisserais tomber, traître ?

Pierrick se tourna si brusquement vers Tyrmon que ce dernier sursauta. Pierrick lui répondit avec un ton plein de reproche et de colère :

-Non, au contraire j’essayerais de préserver le collège de Phologie ! Et si j’y arrive ce sera déjà bien si vous commettez la bêtise de provoquer cette guerre !

Un lourd silence envahit alors la pièce. Evienne et les conseillers étaient désemparés : Tyrmon et Pierrick se fixaient l’un l’autre et chacun d’eux était prêt à exploser. S’ils intervenaient ils risquaient de subir le courroux des deux protagonistes en même temps. C’était une situation peu enviable, surtout que ça signifiait affronter la pire chose qui soit : la colère d’un Élu. Les gens sous l’emprise de la colère cherchent toujours les mots qui font mal. Or comme un Élu ne peut pas mentir cela signifiait que s’il vous disait que vous étiez un crétin c’est qu’il le pensait ! Sans parler bien sûr de sa puissance magique. C’est pour ça que les gens un tant soit peu sensés évitaient de mettre un Élu en colère et que Evienne et les conseillers n’osaient intervenir. Evienne regarda Pierrick, ce dernier était sur le point de craquer. Il était rouge de colère, serrer et desserrer les poings indiquant qu’il essayait de réfréner son envie de frapper Tyrmon. Pierrick pouvait supporter toutes les insultes et les reproches sauf celle de traître. Tyrmon au lieu d’arrêter en rajouta une couche :

-Dis-moi, si tu es si sûr de la loyauté de Celthazar comment expliques-tu la mort de Richard ?

Pierrick expira avant de répondre en cachant avec beaucoup de difficulté sa colère :

-Sa mort n’est pas l’œuvre du royaume Celtharien.

Tyrmon écarta les bras, une lueur de défi dans les yeux :

-Je te signale que sur les lieux de l’embuscade on a trouvé des preuves les accusant très clairement.

Pierrick soupira en secouant la tête de droite à gauche avant de la relever et de regarder droit dans les yeux Tyrmon :

-Et tu ne trouve pas étrange que les éclaireurs aient justement trouvé autant de preuve ? Si quelqu’un avait voulu faire porter le chapeau aux soldats celtharien il ne s'y serait pas pris autrement. De plus je sais avec certitude que même si c’était le cas, ils auraient agit sans l’aval de leur chef.

Tyrmon se mit à sourire, il prit une profonde inspiration :

-Ta certitude ne viendrait pas du fait que ce serait toi qui aurait monté cette embuscade ?

Evienne et les conseillers se tournèrent brusquement vers Tyrmon. Evienne se demanda s’il était devenu fou et ne fut pas étonnée de voir Pierrick bondir droit vers Tyrmon, le prendre par le cou et le plaquer contre le mur le plus proche dans un fracas assourdissant. Puis Pierrick hurla :

-OSE SEULEMENT LE SOUS-ENTENDRE DE NOUVEAU ET JE TE TUE SANS L’OMBRE D’UNE HÉSITATION !

Evienne espéra que Tyrmon serait suffisamment intelligent pour ravaler sa fierté et se taire. Les menaces d’un Élu étaient toujours à prendre au sérieux. Au lieu de cela il regarda de nouveau Pierrick avec un air de défi et lui répondit tant bien que mal :

-C’est vrai que tuer…ne te pose pas de problème…comme tu as tué le père…tu peux tuer le fils.

Pierrick était rouge de rage et avait du mal à contrôler les mouvements pulsatifs de son corps. Il finit par lâcher Tyrmon et voulut quitter la pièce. Evienne le prit par le manche, et au moment où elle voulut lui dire des paroles apaisantes Pierrick lui lâcha :

-LAISSE-MOI TRANQUILLE !

Evienne, surprise, lâcha le manche de la tunique de Pierrick et resta figée pendant que ce dernier sorti de la salle en claquant la porte derrière lui. Les conseillers s’avancèrent vers Tyrmon qui était assis par terre, souffrant apparemment du choc contre le mur. Ils le regardèrent réprobateurs. Tyrmon ne supportant plus leur regard leur demanda :

-Quoi ? Qu’est que j’ai fait ?

Robert posa ses mains sur ses hanches et domina Tyrmon de toute sa hauteur :

-Es-tu au courant que Richard et Pierrick étaient de bons amis ?

Tyrmon le regarda avec mépris :

-Et alors ? Il existe de nombreux exemples où deux anciens amis se sont entretués.

Mathieu lui rétorqua :

-C’est vrai, mais Richard devait escorter des civils ayant survécu à l’Apocalypse jusqu’ici.

Tyrmon voulu répliquer mais Mathieu le coupa d’un signe de la main pour lui indiquer qu’il n’avait pas fini :

-Je sais que tu vas me dire que Pierrick aurait très bien pu les sacrifier sans remord. Cependant je doute fort que ce soit le cas pour une raison très simple : ses parents et ses deux frères faisaient parti des civils escortés.

Tyrmon le regard étonné. Robert ajouta :

-C’est pour ça que Pierrick avait envoyé Richard. Il savait que son ami ferait tout son possible pour les amener sain et sauf au royaume de Phos.

Tyrmon se remit de sa surprise et annonça :

-Alors Pierrick serait plus diabolique que je pensais.

Ces paroles étonnèrent les deux conseillers. Tyrmon n’attendit pas leurs questions pour préciser sa pensée :

-Il a sûrement utilisé sa propre famille comme appât pour éliminer son rival.

Ce fut de trop pour Evienne qui avait entendu leurs paroles. Elle se tourna brusquement vers Tyrmon et hurla :

-Espèce de connard ! Tu n’as pas la moindre idée de la douleur qu’il a ressentit au moment où on lui a annoncé la mort des membres de sa famille ! Nous étions là et je peux t’affirmer que son visage exprimait tout sauf de l’indifférence. Il a fallu que nous luttions pour l’empêcher de partir à la recherche de leurs meurtriers. Et quand nous avons enfin réussi à le calmer, il s’est effondré et il a été incapable de bouger pendant une semaine.

Tyrmon se tut car il ne voyait pas ce qu’il pouvait répliquer à cette tirade. Evienne se retourna et fit mine de se diriger vers la porte. Lucie lui demanda soucieuse :

-Où vas-tu ?

Evienne tourna la tête et répondu :

-Je pars à la recherche de Pierrick avant qu’il ne fasse une grave erreur.

-D’accord, dépêche-toi.

Evienne disparut au moment où Lucie avait fini sa phrase. Lucie pensa au fait que Evienne et Pierrick feraient un joli couple. Puis elle se tourna vers Tyrmon, il était toujours au sol se faisant sermonner par les autres conseillers. Elle se dirigea vers lui pour s’occuper de ses blessures. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi Pierrick l’avait choisi. C’était comme ça : les voies du seigneur Pierrick étaient impénétrables.
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Message par celthazar » Dim Jan 10, 2010 13:32

Chapitre 2 dernière partie :

Evienne courut le long du couloir menant à la chambre de Pierrick. Elle bouscula plusieurs serviteurs en chemin et prit à peine le temps de s’excuser. Elle devait retrouver Pierrick au plus vite. Même s’il avait été rustre à son égard, elle ne pouvait pas le laisser seul. Ce crétin de Tyrmon avait ravivé de profondes blessures en Pierrick, et ce dernier était capable, dans son état actuel, de faire une grave erreur. Elle tourna à droite, manquant de peu de glisser et de tomber, mais elle ne voulait pas ralentir : chaque seconde comptait ! Le jour où ils avaient appris à Pierrick la mort de ses parents, Evienne avait découvert que ce dernier était resté un être humain, malgré le fait qu’il était devenu un Élu. Et surtout qu’il était capable d’être animé d’une colère noire qui n’avait rien à envier aux serviteurs de Puros, le Dieu du Feu. Quand elle arriva devant la porte de la chambre de Pierrick située à gauche dans le couloir, elle entra sans frapper. Elle était assez ordinaire pour celle d’un dirigeant. Cependant Evienne n’y attacha pas d’importance car elle constata qu’il n’y était pas. Elle s’engouffra donc dans les escaliers à sa droite, puis prit à gauche en direction de l’écurie. Des palefreniers toilettaient les chevaux quand Evienne fit éruption et cria :

-Préparez Espoir, vite !

Le plus jeune d’entre eux se précipita pour lui obéir pendant que celui qui s’occupait de la gestion de l’écurie, un homme âgé demanda à Evienne :

-Que se passe-t-il ?

Evienne prit le temps de souffler un peu avant de répondre :

-J’ai peur que Pierrick n’agisse inconsidérément. Voyant le regard perplexe du vieil homme elle ajouta : Le nouveau général l’a mis hors de lui en ravivant des souvenirs douloureux.

Elle n’eut besoin de rien rajouter et les autres palefreniers comprenant l’urgence de la situation se précipitèrent pour hâter la préparation d’Espoir, le cheval d’Evienne. Seul le vieil homme resta calme et fixa Evienne pour lui poser une autre question :

-Pourquoi tant de précipitation ? Il n’est pas venu ici pour prendre un cheval.

Evienne parut gênée. Un cheval blanc avec des taches marrons sellé apparut, mené par un palefrenier. Elle le monta, puis répondit à la question :

-Pierrick a une peur bleu de monter à cheval malgré le fait qu’il en ait fait à une époque. Je pense qu’il est directement parti à pied. Et cela m’inquiète encore plus pour sa sécurité.

Puis elle partit au galop pendant que les palefreniers lui souhaitèrent bonne chance. En traversant la ville elle en profita pour regarder autour d’elle : la reconstruction allait bon train. Même si on voyait encore des maisons détruites à certains endroits, il y en avait suffisamment qui avaient été reconstruites pour loger tous les civils. On pouvait même dire qu’il avait plus de maisons que nécessaire tant il y avait eu hélas de morts. Et peu de gens pouvaient faire confiance à un serviteur des dieux.. Elle ne savait pas si elle devait se réjouir d’être en début de soirée. Comme il avait moins de monde dans les rues cela lui permit d’arriver plus vite à la garnison. Mais ça voulait aussi dire que Pierrick allait pouvoir profiter de l’obscurité venante pour passer à travers la vigilance des gardes. Elle se dirigea vers la garnison qui avait été construite, comme les maisons, à partir des débris récupérés un peu partout dans la ville. Arrivée devant, elle descendit de cheval et rentra dedans. Elle était gardée par des volontaires qui étaient surtout là pour protéger leurs proches et non le collège lui-même. Ils accueillirent donc Evienne avec méfiance. Elle leur expliqua la situation ce qui dissipa leur méfiance et les inquiéta tous :

-Et donc vous l’avez vu ?

Le sergent répondit :

-Non, nous ne l’avons pas vu. Mais on ouvrira l’œil, promis. Mais vous devriez retourner au collège. Il aura peut-être repris ses esprits.

-Vous avez certainement raison. Merci beaucoup.

Elle se dirigea vers son cheval et repartit au trot. En chemin elle se demanda si le royaume continuerait à exister après la mort de son fondateur. Les gens n’aimaient guère la magie, la jugeant responsable de leurs malheurs. Mais ils avaient accepté de vivre avec elle car beaucoup devaient la vie sauve à Pierrick qui avait prit les choses en mains. Quand elle arriva aux écuries, elle répondit aux inquiétudes des palefreniers :

-Pierrick n’est apparemment pas encore sortit. La garnison est prévenue et veillera à qu’il ne sorte pas.

Elle descendit ensuite de son cheval, laissa Espoir aux soins des palefreniers et se dirigea vers le collège. Avant de rentrer elle regarda vers l’horizon, le soleil était sur le point de se coucher. Elle aurait pu rêver mieux comme journée pour son anniversaire. Son dernier ami avait disparu dans la nature sans qu’on ait la moindre idée d’où il avait l’intention d’aller. Tandis qu’elle entra et se dirigea vers sa chambre, elle pensa au fait que demain les recherches seraient plus facile. Ce serait le jour anniversaire de l’Apocalypse, donc peu de gens seraient dehors. Elle remonta l’escalier et ouvrit la porte en face de la chambre de Pierrick. Leurs chambres étaient en face l’une de l’autre pour que Pierrick puisse plus facilement la retrouver en cas de besoin. Sa chambre était très différente des autres : elle avait un magnifique lit douillet à deux places, dont le bois était orné de très belles gravures. Son bureau était aussi très confortable. Á l’origine ils avaient été fabriqués pour Pierrick, mais ce dernier avait décidé de les lui donner prétextant qu’elle en avait plus besoin que lui. Elle créa une sphère de lumière pour éclairer la pièce. Elle se mit alors à sursauter, manquant presque de crier. Pierrick était assis sur son lit se tenant les mains, le visage anxieux, dirigé vers le sol. Il se tourna vers elle et demanda d’un ton inquiet :

-Où étais-tu passée ? Ca fait vingt minutes que je t’attend. Sans compter que le soleil va bien se coucher, et que demain c’est le jour de l’Apocalypse.

La dernière partie de la phrase de Pierrick rappela soudainement à Evienne que Pierrick avait le même cycle de sommeil que le soleil. Quand au jour de l’Apocalypse, nom donné à la date d’anniversaire du jour de l’arrivé des dieux, il n’apparaissait pas de la journée. Elle se ressaisit, mit ses mains sur ses hanches et fit un regard réprobateur à Pierrick :

-C’est plutôt à moi de vous le demander. Vous êtes parti comme un boulet de canon. On a cru que vous iriez à la recherche des responsables de l’embuscade à l’origine de la mort de Richard et des membres de votre famille.

Pierrick se leva, avança vers Evienne et s’arrêta à quelques centimètres d’elle. Ils se fixèrent un long moment avant que Pierrick ne prenne la parole :

-C’est vrai que j’avais songé le faire, mais je ne voulais pas partir avant de m’être excusé auprès de toi. Il ajouta gêné. D’autant plus que c’est ton anniversaire et que tu n’avais rien à voir dans cette histoire.

Evienne continuait à le fixer, le mettant encore plus mal à aise. Non pas qu’elle lui en voulait vraiment, mais elle ne pouvait pas non plus l’excuser aussi facilement :

-Et vous espérez que cela me suffisse ?

Pierrick se mit à rougir et détourna la tête avant de répondre :

-C’est vrai que je pourrais faire mieux. Il s’arrêta un instant puis regarda de nouveau Evienne en face. Mais quand est-ce que tu vas arrêter de me vouvoyer !

Evienne jugea qu’il s’enfonçait :

-Ne changez pas de sujet ! Vous êtes ici pour vous excuser, pas pour m’accuser !

Cette fois Pierrick soutint l’attaque sans brocher et répondit calmement :

-Pour l’instant je n’ai pas de meilleures excuses en tête. Et puis ça fait longtemps que je voulais en parler avec toi. Depuis le jour de l’apocalypse, tu es distante avec moi. Tu me vouvoies alors que je te demande sans arrêt de me tutoyer, chaque fois qu’on est seul tu pars sous prétexte que tu as du travail, on ne parle plus que de boulot, et tu n’oses pratiquement jamais me contredire. C’est bien simple, pendant un moment j’ai cru que tu me haïssais.

Evienne répliqua avec un cri du cœur :

-C’est faux ! Je ne te haïs pas !

Elle se mit aussitôt à rougir. Pierrick pencha légèrement la tête vers la droite avant de continuer :

-Je le sais, et c’est ce qui rend ton attitude encore plus dur à supporter pour moi. Evienne regarda Pierrick surprise. Je t’ai nommée secrétaire générale pour deux raisons. La première c’est pour que tu puisses apprendre à gérer ce royaume et me remplacer le jour où je ne serai plus aux commandes. Evienne voulu lui demander ce que signifiait cette phrase, mais Pierrick fit un geste de la main pour lui demander de ne pas l’interrompre. La deuxième raison est que je savais que je pouvais compter sur toi pour m’épauler. Ce que tu fais très bien à un point près : ce n’est plus une amie que j’ai à mes cotés mais un serviteur fidèle, et ça je n’en veux pas ! J’aimerais qu’on ait de nouveau la relation qu’on avait avant. Alors arrête de t’en vouloir pour le jour où j’ai reçu mes pouvoirs et redevient l’Evienne que j’ai connu avant.

Pierrick tendit sa main vers elle en lui faisant un sourire. Evienne regarda alternativement la main puis le visage de Pierrick. Elle finit par se jeter au cou de Pierrick en s’excusant sous un flot de sanglots. Pierrick fut dans un premier temps surpris, puis sourit. Il posa sa main sur la tête d’Evienne et lui murmura :

-Non c’est à moi de m’excuser, j’aurais dû te le dire depuis bien longtemps. Evienne sentit une larme atterrir dans ses cheveux et fut étonnée de la suite des paroles de Pierrick. Excuse-moi pour toutes les souffrances que je t’ai faites et te ferais subir. Quand je viendrai à disparaître il faudra que tu sois forte, car je crains que ce royaume n’accepte pas aisément une femme comme chef.

Evienne s’écarta des bras de Pierrick, essuya rapidement les larmes qui coulaient de son visage, et demanda :

-Mais qu’est-ce que tu racontes?

Pierrick continuait à lui sourire. Cette attitude donna l’impression à Evienne d’une personne qui savait qu’il allait mourir et qui souhaitait qu’on garde un bon souvenir de lui. Pierrick répondit :

-Dans ton bureau tu trouveras les documents attestant que je te désigne comme étant mon successeur. Les conseillers sont au courant et témoigneront de ma volonté. Mais arrêtons de parler de choses sinistre. Il me semble que tu es très proche de ta mère, non ?

Evienne confirma d’un signe de la tête. Ce brusque changement de sujet la surprit et l’empêcha momentanément de poser plus de questions. Pierrick regarda par la fenêtre. Le soleil était sur le point de se coucher. Il décida donc d’être direct :

-J’ai fait venir ta mère ici. Elle t’attend dans la chambre d’amis juste à côté. De plus tu as le droit à un jour de congé pour demain. Maintenant il faut que je te laisse.

Il l’embrassa sur les joues et lui souhaita un joyeux anniversaire, ainsi qu’une bonne journée pour demain. Puis avant qu’Evienne n’ait eu le temps d’ajouter quoi ce soit d’autre, il quitta la pièce. Evienne resta sur place un long moment avant de finalement quitter sa chambre à son tour et se diriger vers la chambre d’amis. Elle n’avait jamais eu autant envie de se confier à sa mère que maintenant.
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Message par celthazar » Dim Jan 17, 2010 13:46

CHAPITRE 3 : Le Dragon Noir (chapitre où on rencontre pour la premier fois le méchant :twisted: )

Henry et Charles nettoyaient le sol du château. Tous deux étaient esclaves depuis prés d’un an. Henry regarda par la fenêtre. Le ciel du royaume Celtharien était couvert de nuages d’un noir ténébreux. Il en était ainsi depuis la fondation de ce royaume, et Henry était sûr que ça le resterait bien après sa mort. Contrairement à ce qu’il avait pensé, quand il fut réduit à l’esclavage et emmené ici, le royaume avait une agriculture florissante. Celthazar, le seigneur de guerre, avait réussi à trouver des variétés de légumes et de fruits qui n’avait besoin que de très peu de lumière. Il pensa ensuite au fait qu’il avait eu dans un premier temps du mal à distinguer le jour de la nuit. Maintenant cela ne lui posait plus de problème, et pu ainsi savoir que la nuit allait bientôt tomber. Il se tourna donc vers Charles :

-On devrait se dépêcher. Maître Celthazar arrivera d’un moment à l’autre.

Son collègue approuva la décision d’un signe de tête. Aucun serviteur n’appréciait être dans la même pièce que le Maître. Non pas qu’il était désagréable, mais sa simple présence suffisait pour donner des frissons dans le dos. Ils se mirent donc à nettoyer plus vite. Soudain un bruit métallique se fit entendre derrière eux. Ils se retournèrent lentement, et virent Celthazar avancer vers eux. Henry déglutit. il était vêtu de sa robe noire de jais. Cette dernière avait une capuche qui cachait le visage du Maître, et avait pour seule attache un bouton situé sur l’épaule gauche de la robe. Les seuls parties du corps qui n’étaient pas caché par la robe étaient ses mains et ses pieds. Ses mains étaient dans des gantelets fait d’un métal plus noir encore que la robe. Elles semblaient recouvertes d’écailles, et se terminaient par des griffes qui avaient toutes l’air d’être aussi acérées que des rasoirs. Ses pieds étaient vêtus de solerets semblables aux gantelets, griffes compris. Tous ces facteurs réunis le rendaient effrayant, car les gantelets et les solerets étaient si finement gravés qu’ils donnaient l’impression d’être les vrais mains et pieds de Celthazar. C’était de là que venait l’origine de son surnom : Dragon Noir. Le choix de l’animal venait de l’emblème du royaume, qui représentait justement un dragon noir. Mais il venait aussi de ses soldats d’élite, les Gardes Dragons. Le peuple ignorait la raison pour laquelle Celthazar vouait une fascination pour cette créature mystique. Ceux qui connaissaient un peu les mythes expliquaient que les dragons étaient des créatures puissantes, très intelligentes, mais aussi mauvaise et méprisant les humains. Beaucoup considéraient que ce portrait correspondait au Seigneur de Guerre de ce royaume, mais Henry n’était pas vraiment de cette avis. Celthazar s’arrêta prés d’eux, devant la porte de son bureau. Il les regarda un instant avant de demander :

-Vous aviez déjà nettoyé ce couloir il y a un mois, non ?

Henry tenta de parler tant bien que mal :

-C’es… c’est que nous…nous avons déjà nettoyé le reste de la tour. Et puis… beaucoup de monde passe par ici.

Celthazar fit un hochement de tête en signe d’approbation. Il rentra dans son bureau. Henry soupira de soulagement. Bien que sa question avait été en apparence anodine, on ne pouvait jamais savoir ce qui se passait dans la tête du Maître. Un long moment était passé depuis que Celthazar était entré, quand son collègue Charles lui annonça à voix basse :

-Que dirais-tu de rejoindre les Mécas ?

Henry écarquilla les yeux :

-Les Mécas ?

Charles lui fit signe de se taire :

-Tu veux que le Maître t’entendes ou quoi ? Les Mécas sont des personnes qui s’opposent à la magie et aux tyrans comme lui. Nous seront bientôt suffisamment nombreux pour le renverser.

Henry se mit à réfléchir, il avait déjà entendu parler des Mécas. Finalement il annonça à voix basse :

-Non, ça ne me dit rien. C’est vrai que la magie à quasiment détruit notre monde, mais elle nous permet de faire beaucoup de chose qu’on était incapable de faire avant, comme nous éclairer sans polluer notre planète. Et puis c’est les dieux qui sont responsables de l’état actuels de notre monde, pas la magie.

Charles le regarda d’un air mauvais ce qui inquiéta Henry. Puis tous deux sursauta quand ils s’entendirent une porte s’ouvrit derrière eux. Ils se tournèrent vers la direction du bruit, et virent le Maître au seuil de la porte avec une boule de feu dans sa main droite. Il était adossé au battement de la porte, et la tête apparemment tourné vers le sol. Il demanda à Charles :

-Peux-tu me répéter ce que tu as dis à ton collègue ?

Le visage de Charles devint blême et dû faire un grand effort pour répondre :

-Je…je lui disait que…que les Mécas étaient…étaient des êtres injectes.

Celthazar fit un signe de négation de la tête, replia son bras droite vers l’arrière, prêt à lancer la boule de feu. Il tourna lentement la tête vers Charles :

-Mauvaise réponse.

Charles, comprenant sa situation, se retourna pour fuir. Mais il avait à peine commencé à courir que la boule de feu lancé par Celthazar l’atteignit de plein fouet et dans le même temps un pic de terre sorti du sol pour transpercer l’infortuné. Henry se retourna vers le Maître bouche bée. Ce dernier avait à peine bougé. Henry avait entendu parler du fait que les sorciers les plus puissants pouvaient lancer des sorts en bougeant juste un peu les doigts, mais il ne l’avait jamais vu en vrai. Celthazar se tourna vers lui, Henry sentit que son tour était venu. Il voulait fuir, mais ses jambes refusaient d’obéir et il ne savait pas où s’en aller. Celthazar se redressa et lui demanda :

-Veux-tu bien vérifier qu’il ne soit pas trop brûlé ? Il se demanda s’il jouait avec ses nerfs ou s’il était sérieux. Je ne connaît presque rien en terme de cuisine.

Henry conclu qu’il était sérieux. Il observa le corps de son ancien camarade. Ce dernier était à moitié calciné, sans compter qu’une écœurante odeur de grillade envahissait le couloir. Henry annonça :

-Il est trop brûlé pour être mangeable Maître.

Henry se tourna de nouveau vers son interlocuteur et vit ce dernier faire apparaître une boule de feu, qui cette fois-ci était bleu, dans sa main droite. Henry mit instinctivement ses bras devant lui pour se protéger quand il la lança. À sa grande surprise la boule de feu ne l’atteignit pas. Ce fut le cadavre qui la reçu. Celthazar ordonna ensuite à Henry :

-Ne bouges pas, je reviens.

Henry vit Celthazar retourner dans son bureau. Il se tourna ensuite pour regarder le corps de Charles brûler de nouveau. Quand le Maître revient, le corps n’était plus qu’un tas de cendre. il tenait dans ses mains un vase en terre cuit, et une gourde vert-marron. Ce fut la gourde qui attira surtout l’attention d’Henry, car ces dernières étaient devenues rare. Celthazar la lui tendit :

-Bois, ça devrait faire passer le goût poisseuse que tu as dans la bouche.

Henry constata qu’il avait effectivement la bouche poisseuse. Il prit la gourde et bu une gorgée. C’était apparemment de l’eau. Il voulut demander la raison pour laquelle sa bouche était poisseuse à Celthazar, mais ce dernier le coupa de court :

-Quand un corps humain brûle, sa graisse s’évapore. C’est ces gouttelettes de graisses qui rendent la bouche poisseuse. Celthazar déposa le vase sur le sol, puis il se retourna vers Henry. Tu mettras les cendres de ton camarade dans ce vase. Et si quelqu’un d’autre te demande si tu souhaites rejoindre les Mécas, répond oui. Je ne serais pas toujours là pour te sauver la mise.

Henry le regarda étonné :

-Me sauver la mise ?

Celthazar se tenait face à lui :

-Les Mécas, ou rebelles, ne tolèrent pas le refus. Soit tu es avec eux, soit tu es contre eux.

-Et vous voudriez bien sûr que je les infiltre pour que vous puissiez garder un contrôle sur eux ?

Quand il se rendit compte de la manière avec laquelle il s’était adressé au Maître, il cru que sa dernière heure était arrivé. Au lieu de cela Celthazar répliqua en continuant à le fixer :

-D’abord tu peux me tutoyer, ça ne me dérange pas. Et non, je ne veux pas que tu les infiltres. Je sais déjà où et quand se déroulera leur prochaine réunion. Ce sera ce soir à minuit et je prévois d’y faire un raid pour en capturer le plus possible, avec les dirigeants de préférence. Et au passage, je te réquisition pour nettoyer mon bureau à la même heure. En voyant le regard surprit d’Henry, il ajouta. Ca te donnera un alibi pour ne pas aller à leur réunion. Bon je vais te laisser, j’ai des affaires urgentes à régler. Á plus tard, et n’oublie pas d’amener ses cendres à la fabrique de savon.

Il reparti vers son bureau en reprenant la gourde au passage. Henry était encore sous le choc : il était qu’un esclave et le seigneur de ce royaume lui avait parlé presque comme son égal. Il se remit alors au travail avec une ardeur renouvelée.
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Message par celthazar » Lun Jan 25, 2010 13:37

Chapitre 3 (suite) :

Celthazar alluma les torches avec des petites boules de feu avant de refermer la porte. Il regarda la pièce où il était. Les murs étaient faites en pierres noirs comme le reste du donjon. Il n’avait aucune fenêtre car la pièce était située au centre du bâtiment. Il avait un bureau face à lui et deux portes, une à gauche, ornée d’un dragon noir, et une à droite. Il avança vers son bureau, y déposa la gourde et s’assit dans le fauteuil qui se trouvait derrière. Il laissa s’échapper un soupir. On frappa à la porte de droite :

-Tu peux rentrer Hugo.

Un homme âgée entra avec un dossier, il fit un léger signe de tête pour saluer Celthazar, qui le lui rendit. Ce dernier enchaîna directement en s’adossant à son fauteuil :

-Alors où en sont les préparatifs ?

Hugo prit une chaise devant le bureau. Il posa ensuite le dossier dessus, en sortit une feuille de couleur chair, et résuma le contenu :

-Nous avons encerclé le bâtiment où devrait se dérouler leur réunion. Si tout se passe comme prévu nous les aurons tous tués ce soir.

Celthazar fit un léger hochement de tête d’approbation. Puis il se redressa, posa ses coudes sur la table, croisa les mains et tendit ses index vers Hugo :

-Dans un premier temps il y a un léger changement de plan : la mission ne sera plus d’en tuer le plus possible, mais d’en capturer le plus possible, et de plus je vais y participer. Celthazar attendit que Hugo écrive la consigne à l’aide d’une plume, avant de continuer pour expliquer le changement. Nous allons appliquer plus tôt que prévu le plan de « Libération des Dieux ».

Hugo demanda sans quitter des yeux ses feuilles :

-Quelle est la nouvelle date ?

Celthazar répondit :

-Le lendemain du jour de l’Apocalypse.

Hugo releva brusquement la tête. La surprise pouvait se lire sur son visage :

-Mais Maître nous n’avons pas encore le nombre d’esclaves nécessaire pour la première partie du plan !

Celthazar posa doucement ses mains sur le bureau tout en croisant les bras :

-C’est pour ça qu’on va tenter de capturer les Mécas au lieu de les tuer. De toute façon je ne pensais pas que tu réussirais à réunir les 50 000 esclaves que je t’avais demandé. Au fait tu en as réuni combien pour l’instant ?

Hugo resta un moment bouche bée avant de reprendre ses esprits et répondre :

-Heu… on en a 25 700. Mais pourquoi se précipité ?

Au fait il se demandait plutôt ce qui inquiétait son Maître. Ce dernier était du genre patient. Pour les Mécas par exemple, il avait été capable d’attendre jusqu’à maintenant alors qu’il aurait pu tuer plusieurs d’entre eux depuis un an. Il voulait faire une pierre deux coups en tuant en même temps les dirigeants. Un an de patience qui allait être récompensé. Et il agissait de la même manière quel que fut le domaine, à l’exception du champ de bataille. Celthazar compris le véritable sens de la question :

-Si nous attendons plus longtemps, certains dirigeants du royaume de Phos risque de mettre à jour mon plan. Et tu sais aussi bien que moi que la première partie de celui est primordial, et nécessite que les dirigeants en question ne le découvre pas avant son application.

Hugo fit un signe d’approbation de la tête. Si le plan était découvert, tout serait perdu :

-Bien, je ferais le nécessaire pour la mise en place du début du plan.

Celthazar appuya sa tête sur sa main gauche. Il eu un court silence avant qu’il n’annonce enfin :

-Je pense avoir trouvé ton remplaçant pour quand tu mourras.

Hugo le regarda étonné et répéta :

-Mon remplaçant ?

Celthazar se redressa :

-Oui, sans vouloir être insultant il faut admettre que tu n’es plus très jeune. Ne pense pas que je te met à l’écart. Au contraire, j’aimerais que tu me donnes ton avis, et que tu lui enseignes tout ce que tu sais. Bien sûr tu restera mon conseiller principal aussi longtemps que tu le pourras.

Il se leva et se dirigea vers Hugo. Il posa sa main droite sur l’épaule de ce dernier en veillant à ne pas le blesser avec les griffes de son gantelet :

-Á ta mort, je voudrais avoir un conseiller aussi efficace que tu l’es maintenant.

Hugo eu du mal à cacher la tristesse qui se lisait sur son visage. Celthazar avait raison, il aurait bientôt 80 ans, et au vu des conditions de vie actuelle, il risquait bien de ne plus en avoir pour longtemps. Le Maître lui donnait une chance de faire perdurer son savoir par biais d’un apprenti. Il redressa sa tête vers son maître :

-Quand le verrais-je ?

Celthazar retira sa main :

-Ce soir. Je lui est demandé de venir nettoyer mon bureau pour qu’il est une excuse de ne pas aller à la réunion des Mécas.

Hugo compris et s’offusqua :

-Tu veux me remplacer par un esclave ?

Celthazar répondit calmement :

-Il a une ouverture et une vivacité d’esprit qui me plait. De plus il n’est pas courant qu’un esclave refuse de rejoindre les Mécas.

Hugo n’insista pas. Celthazar le remercia et lui dit qu’il était temps maintenant de donner les nouvelles consignes. Hugo prit donc la direction de la porte. Arrivé au seuil de celui-ci, il s’arrêta et se tourna vers son maître. Il s’était rassit dans son fauteuil, la tête appuyé contre le dossier. Même si il ne pouvait pas voir son visage, Hugo le connaissait suffisamment pour savoir que quelque chose le tracassait et qu’avancer ses plans ne lui plaisait pas. Il referma finalement la porte et parti prévenir les soldats de la nouvelle consigne de leur maître.
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Message par celthazar » Dim Fév 07, 2010 12:07

Suite à la remarque de certaines personnes, j'ai créé un blog afin que vous puissiez lire sans vous abimer les yeux :wink: .

http://le-choix-de-l-elu.over-blog.com/#

Il est encore en voie de peaufinement, et j'essayerais de l'améliorer quand j'aurais le temps entre mes etudes, mes obligations et l'écriture de la suite.

Au passage j'en profite pour annoncer que la publication de la suite se fera en période plus étendu car je vais maintenant publier les chapitres en entier.

Je vous souhaite une bonne lecture.
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Message par celthazar » Dim Fév 14, 2010 17:58

Le chapitre trois à été mis en ligne. Bonne lecture :wink: .
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Message par celthazar » Mar Mars 02, 2010 17:17

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Re: Le choix de l'Elu

Message par celthazar » Ven Sep 17, 2010 09:44

Voila le chapitre 5 (promis j'essayerais d'écrire plus :wink: ) :

http://le-choix-de-l-elu.over-blog.com/ ... 03750.html
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